Monopoly fait encore et toujours sauter la banque

|

Cette année, Hasbro fête les 80 ans du Monopoly. Un jeu que l’américain a su renouveler et qui reste le plus générateur de chiffre d’affaires en France.

Monopoly - 1976.jpg
Monopoly - 1976.jpg© photo DR

Les joueurs de Monopoly en rêvaient. Hasbro l’a fait : glisser des vrais billets dans ses boîtes pour célébrer les 80 ans du jeu, premier en valeur sur le marché français. Depuis début février, la filiale française du géant américain (actuel n° 3 du jeu et du jouet en France et dans le monde derrière Lego et Mattel) a édité 30 000 boîtes porteuses d’un sticker informant leurs heureux acquéreurs qu’ils auront – peut-être – la chance de tomber sur l’une des 80 boî­tes gagnantes offrant 150 €, 300 € ou carrément 20 580 €, soit le montant exact de la banque du Monopoly. Le tout sans passer par la case prison !

Mieux vaut cependant ne pas lambiner si l’on veut décrocher le gros lot : « Les 30 000 boîtes porteuses de l’opération seront vendues d’ici à la fin du mois de février », calcule Sylvaine Gomez, chef de groupe marketing, franchises et jeux de société de Hasbro France. De fait, chaque année, Hasbro écoule 500 000 pièces de son Monopoly, décliné en éditions Junior, Empire, Star Wars… « Mais c’est toujours la version Classique qui se vend le plus », reprend Sylvaine Gomez. Indémodable !

Le jeu a pourtant été créé en 1933 par Charles Darrow, un ingénieur américain touché par la crise de 1929. Sans le sou, il réalise son prototype à partir de bric et de broc. « Selon la légende, il aurait découpé le plateau dans une vieille toile cirée, reprenant les rues d’Atlantic City, station balnéaire où il passait ses vacances avant la crise », poursuit la chef de groupe.

Monopoly fait de la résistance

Le bouche-à-oreille fonctionne et le jeu, édité par Parker Brothers à partir de 1935, se vend à un million d’exemplaire dès la première année. Il arrivera en France et en Europe l’année suivante où son succès ne s’est, depuis, pas démenti. Mieux, le jeu culte cumule aussi les records et les anecdotes. Ainsi, la partie la plus longue de Monopoly a duré soixante-dix jours (seize jours pour le record de la partie la plus longue jouée dans un… ascenseur !). Le jeu s’illustre aussi pendant la Seconde Guerre mondiale, à la demande du ministère de la Guerre britannique : « L’éditeur anglais cachait dans les boîtes envoyées aux prisonniers dans les camps allemands des informa­tions pour s’évader, des boussoles et des limes », raconte Sylvaine Gomez. Et même déjà dissimuler des vrais billets de la monnaie locale au milieu des faux billets pour aider leur évasion.

Passé dans les années 1990 dans le giron d’Hasbro, le Monopoly a été parmi les premiers à jouer sur le marketing collaboratif en demandant à ses fans de choisir le nom des rues, villes et pions… Et de subir les facéties des internautes : appelés, en 2007, à voter pour les villes figurant sur une édition, les Français votent massivement pour… Montcuq, un sympathique village du Lot. Cette année aussi, les internautes pourront élire les cités qui figureront sur le prochain Monopoly Monde. « Mais cette fois, ils choisissent parmi une liste de villes », précise Sylvaine Gomez. Inutile de rejouer la partie !

en dates

1933 Charles Darrow conçoit la première marquette du Monopoly.

1935 L’éditeur de jeux Parker Brothers le diffuse. Un million d’exemplaires écoulés en un an.

1936 Monopoly débarque en France.

1991 Hasbro rachète Parker puis, en 1994, Waddington, éditeur anglais du jeu.

En chiffres

4,5% de PDM sur le jeu en France en 2014

500 000 boîtes vendues en France en 2014

70% de taux de pénétration en France

Source : Hasbro

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 2355

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

Nos formations

X

Recevez chaque semaine les actualités du marketing et de la communication online et offline des marques et des distributeurs.

Ne plus voir ce message