Mont Blanc réagit à sa lourde condamnation

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Après la prise de position de la CFDT Agro Alimentaire de la Manche se félicitant, mardi 6 février, de la condamnation de l'entreprise à 2 millions d'euros pour n'avoir pas payé 220 000 euros d'arriérés de salaires, Mont Blanc a réagi, indiquant avoir fai

La société Mont Blanc qui « dément fermement la plupart des informations contenues dans le communiqué de presse de la CFDT » rappelle, dans un communiqué publié aujourd'hui, qu' « en juin 2005 après deux ans de discussions, un accord a été trouvé entre la direction et la CGT tout d'abord, puis avec la CFDT pour définir un nouveau statut Mont Blanc dans lequel les salariés s'engageaient notamment a travailler 35h au lieu de 31,5 travaillées sous la gestion de Nestlé. La discussion entre les partenaires sociaux et la signature de cet accord ont permis la mise en place d'un plan de relance de l'usine avec d'importantes modernisations. »
« Le 26 janvier 2007, le Juge à l'Exécution de Caen rendait une décision condamnant Mont Blanc à payer une somme de 2,067 millions d'Euros d'astreinte. La société Mont Blanc a immédiatement fait appel de cette décision. Au-delà de cet appel, un pourvoi en cassation est également en cours : il remettrait en cause le paiement de cette astreinte ainsi que les 220.000 E de complément de salaire (correspondant à un réalignement des salaires des nouveaux embauchés sur les conditions Nestlé pendant les deux premières années de la vie de l'entreprise -juillet 2003 / juillet 2005-). »
« La décision de justice condamnant Mont Blanc à payer ces 2 millions d'Euros d'astreinte a été immédiatement rejetée par un comité d'entreprise afin de mieux préserver la croissance de l'entreprise et donc l'avenir de ses salariées et des producteurs de lait qui dépendent de son activité. La CFDT, aujourd'hui minoritaire au CE, a tenté de s'opposer à ce vote. » 
« C'est dans ce contexte qu'un communiqué très polémique de la CFDT a été adressé à l'AFP, alors même que trois cadres dirigeants de l'entreprise étaient hier en réunion avec la CFDT de la Manche, et que cette réunion posait le principe d'une poursuite des discussions au sein de l'entreprise. »
La direction de Mont Blanc ne peut que le regretter. Cette attitude compromet gravement la négociation entre Mont Blanc et la CFDT. Si elle devait conduire au paiement des 2 millions incriminés, la CFDT aurait engagé sa responsabilité.
Pour mémoire, Mont Blanc est une PME de 165 salariés installée à coté de Sainte Mère Eglise (Chef du Pont). Pour cette société, 2 millions d'euros correspondent à 2 années d'investissement dans l'usine ou 40 % de la totalité des salaires annualisés de l'usine, ou encore les deux tiers de ses investissements en communication sur la marque Mont Blanc. »
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