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Moscovici et Montebourg veulent vanter la France auprès des investisseurs étrangers

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Au moment où l’acteur Gérard Depardieu quitte la France pour la Belgique ou la Russie pour des raisons fiscales, les deux ministres Pierre Moscovici, à l’Economie, et Arnaud Montebourg, au Redressement productif, ainsi que Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, ont tenu une conférence de presse sur les atouts de la France pour les investisseurs étrangers. En s’appuyant à la fois sur la politique gouvernementale – CICE, création de la BPI - et les classements de l’Hexagone vis-à-vis des autres pays européens.

Pierre MOSCOVICI

 La France serait ainsi leader pour le soutien à la recherche et développement, première destination pour les investissements étrangers dans l’industrie, 1ère pour la destination touristique, pour la création d’entreprises, 2ème pour la qualité de la vie, 1ère pour la qualité de son électricité, 4ème pour la productivité de sa main d’œuvre… «Nous devons convaincre les investisseurs étrangers que la France est compétitive, nous renforçons sa position concurrentielle et nous maintiendrons une stabilité fiscale avec le Crédit d’impôt compétitivité emploi d’un montant de 20 milliards d’euros et nous conserverons le Crédit d’impôt recherche. Ce sont des arguments pour inciter à la localisation d’entreprises en France », a soutenu Pierre Moscovici. Il se fixe un objectif de 1000 décisions d'investissement d'investissements étrangers ciblant la France d'ici 2017 et l'accueil de 300 entreprises non encore implantées sur le territoire.

Les flux d’investissements n’ont pas fléchi

Nicole Bricq, qui portait une marinière et qui n’a pas manqué de le faire remarquer à Arnaud Montebourg, a rappelé que 42 % des exportations françaises étaient réalisées grâce aux entreprises étrangères implantées dans l’Hexagone. Enfin, Arnaud Montebourg a indiqué que «malgré les articles de la presse anglo-saxonne, les flux d’investissements des entreprises étrangères n’ont pas fléchi. «L’attractivité ne se mesure pas uniquement au coût de la main d’œuvre, il y a également le coût du foncier, de l’énergie. Selon KPMG, la France est l’une des destinations les plus compétitives, devant l’Allemagne et les Etats-Unis ».

Comme Obama

Il veut mettre s’appuyer sur ce constat pour convaincre les entreprises françaises de participer à des « relocalisations compétitives », à la manière de Barack Obama, le président américain, qui a réussi à rapatrier 50 000 emplois aux Etats-Unis. Les flashs des photographes ont surtout crépité à Bercy lorsque Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg ont affiché une joie complice. Jusqu’alors, le ministère avait plutôt bruissé de leurs conflits…

 

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