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Mouton Cadet, symbole mondial du bordeaux

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Depuis les années 30, ce vin marie qualité, goût constant année après année et modernité. Une valeur sûre du Bordelais qui réussit à séduire tous les palais.

EN DATES

  • 1930 Création de la marque Mouton Cadet
  • 1932 Premières ventes sur Paris
  • 1950 Début de son expansion à l'international
  • 1988 Décès du baron Philippe de Rothschild. Sa fille, Philippine de Rothschild (photo), prend sa succession

Mouton Cadet ? C'est un peu l'histoire de la tarte Tatin. Un millésime raté dans le Médoc, celui de 1930. Si raté que le baron Philippe de Rothschild décide de ne pas commercialiser son prestigieux Mouton Rothschild, premier grand cru de Pauillac, cette année-là. Cependant, sans être un vin d'exception, il est tout à fait correct. Alors, en fin commerçant, le baron l'écoule sous un autre nom, Mouton Cadet. Pour une raison amusante : Philippe est le cadet de sa famille.

Dès la première cuvée, c'est un succès : les restaurateurs parisiens en redemandent tant et si bien que le baron achète, les années suivantes, du raisin à tout le vignoble bordelais. Cela après avoir peaufiné le « concept » : Mouton Cadet sera un bordeaux de qualité constante, sans effet millésime marqué. Las, la Seconde Guerre mondiale stoppe net l'essor de cette marque prometteuse. Les ventes ne repartiront qu'en 1947... pour une expansion à l'international. D'abord au Royaume-Uni, puis aux États-Unis, en Allemagne, en Chine et au Japon, avec même un bureau à Tokyo. Mouton Cadet devient rapidement la première marque de bordeaux vendue dans le monde entier : 3 millions de cols en 1975, 12 millions en 2013.

 

Vin de marque

 

EN CHIFFRES

  • 12 millions de bouteilles vendues chaque année (3 M en 1975)
  • 1,7 million de cols vendus en GMS en France
  • 78% de la production exportés
  • 150 pays
  • 120 agents et distributeurs dans le monde

Source : Baron Philippe de Rothschild France SA

En 1988, le baron Philippe de Rothschild décède. Sa fille, la baronne Philippine de Rothschild, avait, depuis quelques années, délaissé sa carrière d'actrice de théâtre pour reprendre les rênes de la société Baron Philippe de Rothschild SA et poursuivre l'oeuvre de son père.

Elle se fait ambassadrice de la marque et parcourt la planète pour promouvoir Mouton Cadet, marque partenaire de nombreux événements (Festival de Cannes, Opéra national de Paris, Old Vic Theatre de Londres, etc.). Aujourd'hui épaulée par ses enfants, cette femme charismatique entreprend également d'élargir la gamme Mouton Cadet. Avec un blanc, un rosé (en 2004), toujours dans l'appellation bordeaux, mais aussi avec des vins de garde - des appellations médoc, graves, saint-émilion, sauternes - commercialisés sous la marque Mouton Cadet Réserve.

Avec ses équipes, Philippine de Rothschild initie, début 90, toute une démarche d'amélioration des approvisionnements. Ainsi, les oenologues conseillent une dizaine de viticulteurs exclusifs pour Mouton Cadet rouge, depuis la conduite de la vigne jusqu'à la détermination de la date de récolte. Un travail utile pour faire évoluer le style du nectar. Car, au début du XXIe siècle, les consommateurs délaissent peu à peu les vins trop boisés pour des vins « sur le fruit ». Ainsi, l'assemblage de la version rouge de ce cru est redéfini : plus de merlot (de 55 à 65%), moins de cabernet-sauvignon (de 30 à 20%), mais autant de cabernet franc (15%). Cela pour un vin moderne, facile à boire. Aussi bien par un Français que par un Américain ou un Japonais.

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