Mouvement social chez Carrefour : la CFDT essaie de mobiliser dans les hypermarchés

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Derrière son cri d'alarme "Pacte social en danger", la CFDT essaie de mobiliser les effectifs dans les hypermarchés Carrefour. Au-delà de la remise en cause de la prime vacances pour les salariés présents de moins d'un an dans l'entreprise, c'est une plus juste répartition des bénéfices que réclame le syndicat.

Quelques débrayages et distributions de tracts ont eu lieu dans quelques hypers du groupe aujourd'hui.
Quelques débrayages et distributions de tracts ont eu lieu dans quelques hypers du groupe aujourd'hui.

Aujourd'hui 13 mars 2015, distribution de tracts et débrayages agitent quelques hypermarchés du groupe Carrefour, "une quinzaine" selon la direction sur un total de 224, un peu plus selon les syndicats à l'origine de ce mouvement, en l'occurrence la CFDT et la CGT, respectivement deuxième et troisième syndicats de l'entreprise, après F.O. Serge Corfa, délégué CFDT, évoque des débrayages d'une ou deux heures dans les hypermarchés de Thionville, Nice Trans-en-Provence ou Ollioules. "En Bretagne, tous les magasins sont dans le mouvement", ajoute-t-il. 

Si la CFDT et la CGT n'ont pas signé les négociations salariales, un point précis suscite leur colère : le fait que la prime de vacances, qui représente en général un demi-mois de salaire, et le treizième mois soient désormais attribués aux salariés présents depuis plus d'un an, contre trois mois auparavant. "Cela favorise l'embauche de contrats pro qui n'ont que le Smic et qui vont perdre un mois de salaire", une économie sur la masse salariale de 13 millions d'euros selon le syndicat. Ce dernier demande une plus juste répartition des profits, alors que le groupe a annoncé un bénéfice de plus d'un milliard d'euros en 2014.

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