[Négociations commerciales] La Feef s’inquiète pour les PME fabriquant des marques de distributeurs

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Dossier Le recul sévère de la part de marché des marques de distributeurs et l'alliance des enseignes pour les achats inquiète le président de la Feef pour les PME françaises qui les fabrique. Il appelle à une nouvelle approche qui permette de créer de la valeur.

Le président de la Feef, Dominique Amirault, veut une approche différenciée pour les MDD
Le président de la Feef, Dominique Amirault, veut une approche différenciée pour les MDD

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La guerre des prix ne touche pas que les grandes marques, elle diminue aussi de facto le poids des marques de distributeurs dans les rayons, de manière drastique dans certains cas, comme pour le foie gras vendu en fin d’année. Cette situation fragilise les PME françaises qui les fabriquent, ce qui ne lasse pas d’inquiéter la Feef, qui craint par ailleurs que les alliances à l’achat y compris des MDD ne soient pas favorables aux entreprises hexagonales.

"La dégradation dramatique des prix des marques nationales réduit logiquement la compétitivité des MDD (notamment "me too"), explique Dominique Amirault, Président de la FEEF,  et met "la pression" sur les fournisseurs de MDD. Les alliances à l’achat vont très prochainement s’appliquer à la MDD et, via la massification, favoriser des fournisseurs européens de taille plus significative. C’est un risque fort pour de nombreuses PME françaises de voir des pans de leur activité s’évaporer, sans compter l’appauvrissement des territoires, des emplois".

La concurrence s'accroît

Evidemment, la prise de parole de la Feef intervient alors que se déroulent les négociations commerciales annuelles. Les alliances à l’achat vont bon train, soit en bilatéral comme Casino et Dia, soit via les supercentrales européennes, comme EMD, qui vient de se renforcer avec l'enseigne britannique Asda. Dans le même temps, des entreprises européennes fabriquant des MDD se structurent. Du coup, les PME françaises spécialisées dans la MDD ou qui figurent dans une offre globale sont effectivement sous la pression d’une concurrence accrue.

Pour la Feef, il faut des MDD différenciées (pas uniquement des "me too"), des marges adaptées, des contrats dans la durée pour faciliter les investissements du fournisseur et enfin des accords tripartites producteur / transformateur / enseigne."Cette différenciation à valeur ajoutée que nous appelons de nos voeux, précise Dominique Amirault, associée à l’intérêt croissant des consommateurs pour les produits locaux, de qualité, voire de "Made in France" et aux engagements RSE des enseignes, sont des signes positifs qui plaident en faveur des MDD".  Les MDD échappent, selon la loi, à la fameuse date butoir des négociations commerciales du 29 février, et peuvent faire l'objet de négociations tout au long de l'année.

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