Marchés

Négociations nerveuses autour de la licence de parfum Burberry

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La date butoir, fixée au 31 juillet, approche. Mais Burberry et Interparfums n’arrivent toujours pas à trouver un accord en vue du rachat de la licence anglaise par le fabricant français.

Interparfums Burberry

Réalisant plus de la moitié de son chiffre d'affaires via les jus de la marque qui a rendu célèbre le trench coat, cette licence est cruciale pour Interparfums. Mais dans l’impossibilité de s’entendre, le britannique a commencé à songer à sa sortie, tout en poursuivant des négociations.

L'option joint venture

Les deux protagonistes cherchent à créer une entreprise commune visant à élaborer une gamme complète de cosmétique sous la licence au tartan. Mais si la question de la direction opérationnelle semble toute acquise à Interparfums, le contrôle capitalistique est sujet à une forte mésentente. Chacun voulant être majoritaire. Philippe Benacin, PDG d'Interparfums, commente les différents scénarios possibles suite à ces annonces, dans une interview video sur le site de Euro Business Media. Il estime notamment que la compensation financière envisagée pour une sortie de Burberry équivaudrait à cinq années de résultat sur la marque.

Tensions sur le marché de la licence de parfum
Ainsi, Burberry aurait commencé à prendre contact avec des concurrents, selon l’agence Reuters reprise par Le Nouvel Observateur, comme Procter & Gamble, l'espagnol Puig ou le japonais BPI. Mais la marque songerait également à produire et à distribuer ses cosmétiques elle-même. Cependant, le manque de savoir-faire en la matière lui serait clairement préjudiciable.
Toutefois, une sortie de la licence du groupe français se ferait via une contrepartie financière conséquente estimée à 181 millions d’euros, hors créances clients et stocks, qui pourraient monter le tout à 200 millions d’euros.

Cherche licence
Interparfums, qui possède déjà les licences Jimmy Choo, Montblanc, Boucheron, Balmain et Repetto, mais également, Lanvin, pourrait s’en servir pour en acquérir une autre. Après le transfert des parfums Jean Paul Gaultier de BPI chez Puig, le bal des licences reste donc ouvert !

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