Nestlé annonce la vente des surgelés Davigel, avec 3000 salariés en France

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Le groupe Nestlé "étudie des options stratégiques pour le développement de sa filiale Davigel" dans le cadre de la révision de son portefeuille. En clair, il cherche à vendre la société, qui réalise 800 millions de chiffre d'affaires et emploie 3000 salariés. L'an dernier, Nestlé France avait abandonné l'activité surgelés à la marque Maggi.

L'un des trois sites en France de Davigel, à Pontivy dans le Morbihan
L'un des trois sites en France de Davigel, à Pontivy dans le Morbihan© Davigel

Le leader mondial de l’alimentation Nestlé veut céder la société de surgelés Davigel "dans le cadre de la révision continue de son portefeuille". La société est spécialisée dans les produits surgelés et réfrigérés sous ses propres marques, les glaces et apporte des solutions pour les opérateurs de la restauration hors foyer en Europe. "Il s'agit principalement d'identifier un partenaire qui aidera Davigel dans sa prochaine phase de croissance, tout en préservant au mieux les intérêts des employés, des clients et des actionnaires", précise Nestlé.

Nestlé avait déjà abandonné Maggi

Davigel réalise près de 800 millions de chiffre d’affaires, sur les 4,5 milliards que réalise le groupe Nestlé en France (dirigé par Richard Girardot). La société de surgelés emploie environ 3 000 salariés dans les usines d’Offranville (76), Barbezieux (16)  et Pontivy (56). La firme exploite les marques Terre et Mer, mais écoule aussi les produits La laitière dans la restauration, rapide ou de collectivités, et forme également des professionnels de la restauration. Nestlé avait déjà abandonné son activité surgelés Maggi, à Beauvais, l’an dernier, en concentrant le site industriel sur les glaces, après l'affaire de la viande de cheval.

Pas de croissance en Europe

Visiblement, comme tous les industriels, Nestlé ne s’attend guère à une reprise en Europe, compte tenu de la faible croissance, de la désinflation et de la stabilité du pouvoir d’achat, à laquelle la France est particulièrement exposée (et désormais l’Allemagne). En revanche, le groupe possède une activité pizzas aux Etats-Unis qui est en pleine croissance. Les arbitrages sont donc assez logiques. L’annonce officielle de la vente de Davigel par Nestlé confirme des rumeurs, largement reprises dans la presse, sur cette cession potentielle. Le groupe a donc déjà probablement un portefeuille de repreneurs, soit un fonds comme c’est le cas pour son concurrent Toupargel, soit un groupe industriel français ou étranger.

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