Netto, le hard-discount des Mousquetaires

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Le changement d'enseigne de CDM en Netto permettra de « retrouver les vraies valeurs du hard-discount », clament les Mousquetaires. La qualité d'abord, à des prix les plus bas possible. Découverte d'un Netto exemplaire, à Crépy-en-Valois (Oise).

Depuis le 6 juin, 213 des 220 CDM de France ont pris l'enseigne rouge et jaune Netto. Et arborent une signature on ne peut plus explicite : « Le hard-discount des Mousquetaires. » Le passage sous l'enseigne héritée de la filiale allemande du groupement, Spar, qui compte 800 magasins outre-Rhin, est l'occasion d'abandonner le (faux) anonymat de ces dernières années. Après une décennie de tâtonnements, les Mousquetaires remontent au créneau.

Pour marquer l'événement, le groupement avait organisé une visite officielle au Netto de Crépy-en-Valois (Oise). Un magasin top niveau, qui ne reflète peut-être pas l'état général du réseau. Mais, d'après Marcel Charpentier, le patron de l'enseigne, « 50 % au moins des magasins sont dans les normes depuis un an », en fait depuis que le concept CDM a évolué. L'unité de Crépy-en-Valois est la première à s'être transformée.

Moins grands et plus orientés frais que leurs homologues allemands, les Netto français s'ouvrent, comme dans tous les hard-discounts, sur les liquides, « parce qu'ils affichent les plus petits prix de tout l'assortiment », explique Marcel Charpentier. Le client a ainsi tout de suite l'impression d'entrer dans un magasin pas cher.

Paradoxalement, « la qualité est devenue aussi importante, voire plus que le prix », précise-t-il, rappelant que les hard-discounts ne sont plus des magasins pour les pauvres. Au début, pour contrer les Allemands, les Français se polarisaient sur les prix, mais ce n'est plus le cas. « Des produits de qualité avant tout », promet le dépliant, qui explique aux clients « Pourquoi CDM devient Netto ».

De nouveaux produits en provenance d'Allemagne commencent à arriver, notamment en ultra-frais avec « des yaourts plus gras que nos clients allaient se procurer chez les concurrents ». Le prospectus d'ouverture les met très en avant : « Vous avez l'envie, nous avons le produit. » Des biscuits et des biscottes (type Wasa) feront bientôt leur arrivée.

L'assortiment, qui comporte en moyenne 1 300 références (55 % de chiffre d'affaires en frais), se caractérise par des articles toujours différents de ceux d'Intermarché, du moins pour les emballages, « car 60 % des produits frais sont fabriqués par les usines du groupement », remarque Thierry Sence, l'adhérent de Crépy-en-Valois. Les surgelés (90 références et 2 grands bacs) occupent une place importante, « sachant qu'ils génèrent un fort résultat », souligne Thierry Sence. Quelques très rares marques nationales (Mars, Pringler) sont présentes, sans atteindre la proportion de chez ED.

Les marchandises générales (150 références, hors opportunités) se limitent aux produits de nécessité.Certaines (jouets, papeterie ) sont présentées sur 4 têtes de gondole situées face aux caisses. Plus grand que la moyenne des Netto, le magasin a pu développer le rayon vins et alcools : 14 éléments au total et 146 références, dont une partie des vins (les rotations importantes) vendus au carton.

Vocation européenne

Outre l'amélioration des gammes, des changements sont prévus au niveau de la logistique : des bases spécifiques (deux existent déjà) seront entièrement dédiées à Netto. Les Mousquetaires, qui ne sont pourtant ni les pionniers ni les premiers du secteur, semblent animés d'un nouvel esprit de conquête : « Le hard-discount doit retrouver ses vraies valeurs », déclarent-ils. Comme s'ils les avaient oubliées au cours de l'ère de CDM

Après une quasi-stagnation des ouvertures, l'objectif vise à atteindre 400 points de vente à l'horizon 2003. La nouvelle politique du groupement devrait permettre de recruter des adhérents dédiés 100 % à Netto (une cinquantaine attendue d'ici à la fin de l'année) mais, surtout, elle facilitera l'exportation de l'enseigne en Espagne, au Portugal et en Pologne : « C'est le véritable motif du changement », insiste Marcel Charpentier. Le destin de Netto est d'être européen.
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Article extrait
du magazine N° 1729

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