Marchés

Noël: Des Français pessimistes mais pas si frileux sur la dépense

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DossierSONDAGE Le deuxième volet de l’étude Deloitte sur les comportements d’achats au moment des fêtes confirme que les achats de Noël, avec une baisse de seulement 1% par rapport à 2012, ne devraient pas trop pâtir du pessimisme ambiant.

C'est plutôt l'année prochaine que les Français estiment qu'ils réduiront leur budget consacré à Noël.
C'est plutôt l'année prochaine que les Français estiment qu'ils réduiront leur budget consacré à Noël.

Même si leur confiance dans les perspectives économique s’est effritée ces deux derniers mois, les Français confirment leurs prévisions de dépenses pour Noël 2013, en léger recul de 1%. Toujours marqués par une sensibilité forte au prix, ils indiquent avoir décalé une partie de leurs achats de cadeaux sur le mois de décembre tandis que 52% n’ont pas encore choisi les cadeaux qu’ils vont offrir.

Au cours du dernier trimestre, la confiance des Français dans la situation économique s’est encore effritée avec 70% d’entre eux qui considèrent que l’économie française est en récession, alors qu’ils n’étaient que 57% à le penser fin septembre. Même s’ils expriment plus d’optimisme pour l’année prochaine, ils restent encore 60% à craindre que la crise va se poursuive. Cette évolution met fin à une tendance à l’amélioration notée depuis 2011 et conduit les consommateurs à une plus grande vigilance sur leurs dépenses de fin d’année.

Cette vigilance est renforcée par la prochaine augmentation de la TVA au 1er janvier 2014. Une grande majorité des français (56%) prévoit ainsi qu’elle les conduira à réduire leurs dépenses l’an prochain, au moyen de comportements d’achats maintenant matures : préférence donnée aux produits en promotion et moins chers (MDD, premiers prix) et recours à internet pour trouver les meilleures offres. Enfin, un tiers d’entre eux indiquent également envisager de réduire leurs achats en quantité.

"Malgré cette baisse de confiance dans la situation économique, les Français maintiennent leurs prévisions de dépenses pour les fêtes de Noël par rapport aux résultats de notre 1ère étude publiée le 7 novembre, note Stéphane Rimbeuf, associé responsable Consumer Business chez Deloitte France. Ils confirment donc une baisse de 1% de leurs dépenses de fin d’année. Les consommateurs Français réaffirment ainsi leur attachement aux fêtes de Noël, qui restent "sacrées" à leurs yeux, même si leur inquiétude sur la situation de l’économie les pousse à des achats plus raisonnés. Plus que jamais, dans ce climat incertain, la sensibilité au prix des consommateurs sera forte, et les Français seront d’autant plus enclins à consommer que des offres promotionnelles attractives leurs seront proposées", commente Stéphane Rimbeuf, Associé responsable Consumer Business chez Deloitte France.

Si arbitrage des dépenses il devait y avoir avant Noël, il devrait porter sur le budget dévolu au repas. En effet, le budget alimentaire constitue les dernières dépenses, celles réalisées dans les jours précédents Noël, et serait la variable d’ajustement par rapport aux achats de cadeaux qui ont, quant à eux, déjà été en partie engagés. Ces tendances ont poussé les consommateurs français à un certain attentisme quant à leurs dépenses de Noël, puisqu’ils indiquent avoir réalisé 31% de leurs achats de cadeaux à fin novembre, quand ils prévoyaient en septembre dernier avoir dépensé 47% de leur budget à cette même date.

Plus que jamais, le mois de décembre sera crucial pour les distributeurs ; les Français y réaliseront en effet les deux tiers de leurs achats de cadeaux. Et il y aura foule dans les magasins, notamment pendant les 3 week-ends précédant Noël (les 7 et 8 décembre, 14 et 15 décembre et 21 et 22 décembre), au cours desquels les consommateurs français prévoient d’effectuer 28% de leurs dépenses de cadeaux.
 

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