Normandie : la crème du savoir-faire

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Normandie : la crème du savoir-faire

La région Normandie, qui regroupe les ­anciennes Basse et Haute-Normandie, est un territoire prospère. C’est un bassin agricole et laitier riche, avec un climat favorable aux diverses cultures et à l’élevage. Si la zone est propice aux denrées alimentaires, les PME non alimen­taires sont aussi présentes. Et toutes ont un seul mot d’ordre : développer les atouts de cette région, tant par son terroir que par son savoir-faire local. Mais surtout miser sur le premium et les secteurs de niche afin de se différencier des autres acteurs nationaux.

Innovations de rupture

Développer des catégories d’avenir, tel est le choix d’Arteko. Cette PME créée en 2012, qui compte deux associées, s’est spécialisée dans l’élaboration de jouets et de loisirs créatifs à base de maté­riaux 100 % naturels avec, entre autres, une gamme de pâtes à modeler bio et des bioplastiques. Les produits, tous vendus à marque, sont fabriqués dans les ateliers de la PME à Notre-Dame-de-Bondeville, hormis les bioplastiques, sous-traités à un partenaire dans le Centre. La PME a construit son business model autour de la substitution de matériaux d’origine chimique pour les jeux créatifs. « Nous croyons à l’expansion des compo­sants naturels dans les jeux d’assembla­ge et nous souhaitons travailler les concepts de jeux existants avec du 100 % naturel », indique Pauline Noack Fraissignes, directrice générale d’Arteko.

L’innovation de rupture, c’est également le credo d’Algae West Store, une PME créée en 2013, qui élabore son activité autour de produits alimentaires à base de spiruline. Peu connue en France, cette algue a des proprié­tés qui concourent à réduire la fatigue car elle contient du fer, du magnésium et des vitamines. « C’est un marché de niche. Il y a de la concurrence au niveau mondial mais, en France, nous sommes en retard », explique Corinne Malarde, cofondatrice. Ainsi, en attendant que se développe la filière en France, cette PME se fournit en dehors de l’Europe. « La demande augmente dans l’Hexagone. Nous essayons de faire connaître ces produits et donc nous créons, avec des partenaires comme Europe Snack et la Biscuiterie de l’Abbaye, des produits pour le quotidien comme des apéritifs ou des cookies », ajoute-t-elle.

Le local créatif

Si certaines petites structures ont décidé de miser sur des marchés de niche, porteurs pour l’avenir, d’autres utilisent les atouts locaux pour se développer, surtout dans le domaine alimentaire. C’est le cas de la PME Sassy, fondée en 2013 par deux amis d’enfance, Xavier d’Audiffret Pasquier et Pierre-Emmanuel Racine-Jourden, qui commercialise du cidre haut de gamme. Objectif des deux trublions : dépoussiérer le cidre traditionnel et mettre en avant les accords avec la gastronomie. Les deux fondateurs élaborent donc des recettes, à l’instar des bières de spécialités, avec des chefs ou des barmen. « Notre idée, c’est d’être toujours plus créatifs. On regarde les méthodes utilisées dans le champagne et les différents types de fermentation », explique Xavier d’Audriffret Pasquier.

Des activités étendues

Par ailleurs, Roches blanches et La Chaiseronne, deux PME qui ont développé leur activité autour de la charcuterie et des plats cuisinés ultraqualitatifs, ont parié sur des approvisionnements locaux, des races rustiques et une traçabilité parfaite de leurs produits. Leur concept : développer la richesse gastronomique et culinaire de cette région. « La Normandie touche tous les secteurs d’activité agroalimentaire. Nous devrions chasser en meute et présenter une offre économique régionale, surtout pour être offensifs sur l’export. On a du mal à mettre le patrimoine normand en avant », indique Stéphane Malandrain, directeur général de Roches blanches. En outre, La Chaiseronne a décidé d’étendre ses activités à l’ultrafrais avec l’arrivée d’une gamme de desserts au rayon épicerie. « Une entreprise, c’est comme une rivière, il ne faut pas bloquer l’eau, il faut que ça avance », philosophe Jean-Luc Blandin, président de la Chaiseronne.

Des prises de risques qui devraient s’avérer payantes pour ces petites structures, qui souhaitent, pour la plupart, rester dans une logique traditionnelle et ne pas rentrer dans un process industriel. Les croissances des chiffres d’affaires sont encourageantes.

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Article extrait
du magazine N° 2429

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