« Notre ambition, continuer à grandir »

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Luc Blanchet, PDG de Botanic

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Il y a une concentration qui s’opère. Je le vois comme une opportunité, car nous entendons être un acteur de ce mouvement. […] Nous devons continuer à croître, car les frais et les salaires montent, le coût de l’énergie augmente.

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LSA - Votre enseigne a beaucoup de spécificités. Cela modifie-t-il votre façon de fonctionner

Luc Blanchet - Nous sommes une jardinerie naturelle source de bien-être. Notre baseline actuelle, est d’ailleurs : « Botanic, votre jardin vous le rendra. » La stratégie, c’est d’être différent de la concurrence avec une vision qualitative, via nos produits et nos services. Et l’ambition, c’est de continuer à grandir, et ce, de deux manières. Tout d’abord en accroissant notre nombre de magasins, ce qui se fera plutôt par le biais de rachats, plutôt que par créations. Ensuite, nous voulons continuer à influencer le marché en gardant notre identité d’entreprise familiale et responsable. Prenons le métier de l’animalerie. Nous agissons en cohérence avec nos principes. Nous refusons de vendre des chats et des chiens, et, pour les autres animaux, nous ne proposons que des bêtes issues de l’élevage, pour ne pas avoir recours aux prélèvements dans la nature.

LSA - Vous avez banni les pesticides de synthèse en 2008, et le gouvernement vient de prendre une mesure similaire pour toute la distribution grand public en 2020 (loi Labbé). Avez-vous le sentiment d’avoir pesé sur ce débat

L. B. - Ce sujet ne semblait pas être la priorité des pouvoirs publics, mais le législateur a tranché. Nous étions contents et surpris à la fois d’une telle décision et, surtout, d’une telle rapidité. Vous savez, au mois de mars, nous avons monté l’opération « pulvérisons les pesticides » [collecte en magasins de pesticides chimiques, en échange de bons d’achat, NDLR]. Elle a été plutôt mal perçue au niveau de la Fédération nationale des métiers de la jardinerie, mais elle a permis de récupérer 5 tonnes de pesticides en deux week-ends seulement !

LSA - Comment réagissez-vous aux mouvements qui agitent le monde des jardineries Et comment Botanic se porte-t-elle

Luc Blanchet - Il y a une concentration qui s’opère. Je le vois comme une opportunité, car nous entendons être un acteur de ce mouvement. Nous regardons ce qu’il est possible de faire, il n’y a pas de barrières. En matière d’activité, l’année 2014 est marquée par un bon démarrage, avec cependant un coup d’arrêt depuis la mi-avril. Mais Botanic est rentable, gagne de l’argent. Nous devons continuer à croître, car les frais et les salaires montent, le coût de l’énergie augmente. Nous sommes contraints à voir notre chiffre d’affaires grandir, avec une croissance qui doit être rentable. Concernant notre réseau, il va s’étendre en 2015, avec deux ouvertures prévues à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) et Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

LSA - Quelle est la répartition de vos différentes activités, qui n’ont cessé d’évoluer

L. B. - Nous exerçons quatre métiers différents. Le métier de base, c’est le végétal et le jardin, qui représente plus de la moitié de l’activité. Il faut être fort sur ses bases si on veut les consolider. Nous devons rendre notre positionnement « jardin au naturel » plus visible, notamment sur le bio. Ensuite, l’animalerie pèse 25% de notre chiffre d’affaires. C’est un travail d’adaptation de l’offre. L’aquariophilie, par exemple, est un marché mature, alors que les nouveaux animaux de compagnie (rongeurs, reptiles…) se développent. Nous testons d’ailleurs un concept de vente sur neuf de nos magasins. Le marché de la maison représente 10 à 15% des ventes, avec la décoration de Noël, le mobilier de jardin, barbecues et parasols…

LSA - Parlez-nous plus en détail de votre dernière activité, le marché bio…

L. B. - Elle a débuté en 2008 et représente entre 7 et 8% de nos ventes. Aujourd’hui, cet espace est installé dans 27 de nos magasins et comporte environ 4 000 références, avec tout ce que l’on peut trouver dans un magasin bio spécialisé, en termes d’alimentation, de produits d’entretien ou de beauté. Nous sommes très satisfaits de ce relais de croissance. C’est un nouveau métier pour nous. Nous avons d’ailleurs recruté des spécialistes du bio chez Naturalia ou Biocoop. Le marché bio propose les « prix Éco Botanic », une sélection de 50 produits bio de base au prix bloqué toute l’année, pour séduire de nouveaux consommateurs.

LSA - Êtes-vous tentés par une diversification de votre activité, pour diminuer le risque de saisonnalité des ventes

L. B. - Non. En 1977, dans le magasin ancêtre de Botanic, nous ne vendions que des plantes. Toute l’histoire des jardineries repose ensuite sur l’ajout de familles de produits pour lisser l’activité. Mais notre métier de base, c’est le jardin, les activités complémentaires travaillant avec ce flux-là.

LSA - Comment Botanic et son concept vont-ils évoluer

L. B. - Notre modèle, c’est le magasin plaisir, avec une visite en famille, de la pédagogie. Depuis quatre ans, nous avons mis l’accent sur la théâtralisation. Mais notre concept de magasin doit changer et mettre plus en avant la naturalité. Cela peut prendre la forme d’ateliers… En parallèle, nous retravaillons totalement notre MDD en ce moment, pour apporter un plus environnemental. Ce travail portera ses fruits en 2015. L’e-commerce existe chez nous depuis deux ans, et cette année, nous avons lancé la livraison en points relais sur quinze magasins. Le back-office a aussi été amélioré pour, à masse salariale égale, être plus présent auprès du client. Nous devons garder en tête que le client ne vient pas chercher un produit, mais une solution… 

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Article extrait
du magazine N° 2323

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