"Nous avons tous intérêt à ce que les objets connectés deviennent des produits de mass-market", Charlotte Peltier (Fnac)

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Dossier La Fnac a signé la Charte pour les objets connectés de la French Tech le 21 octobre 2015. Charlotte Peltier, responsable de l’offre objets connectés, mobiles et accessoires à la Fnac, explique l’importance de cet engagement pour l’enseigne, comment elle détecte les start-ups et la manière dont cela se matérialise en point de vente. Interview.

Sur son site Internet, La Fnac affirme son engagement pour soutenir les start-up de la French Tech et présente une sélection d'objets connectés.
Sur son site Internet, La Fnac affirme son engagement pour soutenir les start-up de la French Tech et présente une sélection d'objets connectés.© Capture écran

Pourquoi avoir signé cette charte des objets connectés pour la French Tech ?
Charlotte Peltier :
En septembre 2013, la Fnac a été le premier retailer à avoir ouvert un espace dédié aux objets connectés dans 100% de ses magasins. L’objectif était de retrouver ces produits dans un même univers.  Avec un ADN axé sur l’innovation et les nouvelles technologies, nous nous devions d’être la première enseigne à démocratiser ces produits. La Fnac est une entreprise française. Il était donc naturel pour nous de prendre la parole sur les objets connectés et les produits français. C’est en conformité avec nos engagements.

En quoi cette charte est-elle bénéfique ?
C. P. : Cela permet d’avoir vrai label, une vraie communication autour des produits français. C’est aussi un moyen de promouvoir nos technologies et les valeurs françaises. Nous avons tous intérêt à ce que les objets connectés deviennent des produits de mass-market. Avec d’un côté les GSA pour la masse, et de l’autre les enseignes spécialistes pour la démocratisation et l’usage.

Comment la Fnac soutient-elle ces start-ups ?
C. P. :
Comme on est à l’origine de la distribution des objets connectés, on a toujours su identifier des start-ups. Nous avons commencé à travailler avec Withings et Parrot en 2010. Ils étaient alors plutôt petits. Depuis l’an dernier, nous sommes partenaires de Wistiki. Nous étions au départ les seuls à commercialiser leurs petits trackers.

Comment les détectez-vous ?
C. P. : Les start-ups de la French Tech sont censées être identifiées par le gouvernement. Notre objectif est de pouvoir les contacter en amont. On a différents modes de sourcing, comme des incubateurs, ou la Cité des objets connectés à Angers. Nous organisons aussi deux salons par an sur la téléphonie, le hardware et les objets connectés. Nous invitons les forces de vente des marques. Pour les plus petites marques, qui n’ont pas de force de vente, la Fnac organise des formations en région. On fait venir des vendeurs en magasin pour leur expliquer les produits.  Tout cela est accompagné d’animations en magasin effectuées par les fournisseurs. Il est important d’expliquer ce qu’est un produit connecté afin de faire comprendre les usages.

Concrètement comment cela se concrétise-t-il ?
C. P. :
Nous avons axé la commercialisation des objets connectés sur l’information auprès du consommateur final et des vendeurs. Lors de la semaine des objets connectés, organisée du 19 au 24 octobre 2010, nous avons par exemple participé intégralement à cette mise en avant. Et ce, sur tous nos supports de communication. Nous avons "stické" des logos sur les produits français, exposé les produits à travers des présentoirs communicants, installé des kakemonos et des totems avec des messages génériques… Cela perdure dans le temps, en attendant que les fournisseurs les mettent de base.  Pour la partie outdoor, en presse quotidienne gratuite et en affichage, on va "brander" les produits French Tech avec le logo.
Tout cela est aussi repris sur le site Internet de la Fnac.

Quels sont les enjeux et les projets en matière d’objets connectés pour la Fnac
C. P. :
La progression est significative. Dans la stratégie Fnac 2015, il était indiqué que les nouveaux secteurs (objets connectés, petit électroménager, jeu-jouet et téléphonie) devaient prendre une part significative du chiffre d’affaires. Nous en sommes à 11-12 %. Et sur les objets connectés, nous notons une forte progression d’une année sur l’autre.

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