Nouveau recul de près de 3% pour le marché français de l’ameublement en 2013

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Les ventes ont encore reculé l’an dernier, avec une baisse de 2,9% et un chiffre d’affaires de 9,27 milliards d’euros… et les signes de reprise sont pour l’instant absents

La chute du marché se poursuit... sans solutions immédiates
La chute du marché se poursuit... sans solutions immédiates

Malheureusement pour les vendeurs de meubles, les années se suivent et se ressemblent. Après un exercice 2012 marqué par un recul de 3%, le marché français du meuble a accusé un deuxième exercice consécutif de baisse, à -2.9%. De quoi atteindre un chiffre d’affaire de 9,27 milliards d’euros TTC, soit un plus bas niveau depuis 2009. Pour Jean-Louis Baillot, président de l’IPEA (Institut de promotion et d’études de l’ameublement), « les mêmes causes engendrent les mêmes effets : la fiscalité est difficile à supporter pour les ménages, et l’on constate une chute des transactions immobilières et des mises en chantier ». En somme, aucune amélioration n’est venue donner un coup de fouet aux ventes, les Français préférant mettre de l’argent de côté (quand ils en ont) plutôt que de le dépenser. Le résultat est limpide : tous les segments du meuble sont en recul à l’exception de la literie, et les indicateurs dans le rouge pour la totalité des circuits de distribution, sauf les cuisinistes qui sortent tout juste la tête de l’eau, avec des ventes en progression de +0,2%.

 

Serrer les dents... mais jusqu'à quand ?

 

Même la vente à distance, dynamique -de l’extérieur-, recule fortement de 11% en raison de prix cassés par les pure-players et les nouveaux entrants qui veulent se faire une place par tous les moyens. Du côté des enseignes, l’attentisme est de mise. La faible prise d’initiatives a de quoi surprendre, et le discours rassurant sur les perspectives d’achats « relativement bien orientés » ne rassurera pas grand monde. Dans ce contexte, certains distributeurs ont commencé à bouger, à l’image de Conforama et de Mobilier Européen (Fly, Atlas, Crozatier) qui ont rapproché leurs approvisionnements et leur logistique pour massifier leurs achats et mieux résister. Chez Ikea, toujours leader et qui revendique une part de marché stable (à 17,9%) l’heure est à l’offensive sur les cuisines, son secteur le plus rentable. Mais pour les suiveurs, les mois à venir vont être compliqués.

 

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