Nouvelles extensions sur les assistants numériques

Dans un marché en croissance, les industriels rivalisent d'innovations, afin de séduire le consommateur en quête de nouvelles fonctions.

Il est bien loin le temps où les assistants numériques n'étaient que des pense-bêtes électroniques censés se substituer aux agendas et aux carnets d'adresses papier. « Ces produits sont en pleine mutation, résume Charlotte Isal, analyste chez GFK. Le secteur vit actuellement au rythme d'une frénésie d'effets d'annonces et de sorties de nouveaux modèles ou d'extensions, pour faire de l'assistant numérique l'outil de communication mobile tant attendu par les experts. »

Depuis le lancement du Visor d'Hanspring, imité ensuite par Palm, HP, Casio, Compaq et bientôt Sony, l'assistant numérique se décline. Aujourd'hui, ces supercalculatrices savent se transformer en lecteur de fichiers MP3, en synthétiseur pour enregistrer des mélodies, en appareil photographique numérique, en console de jeux portable, en terminal internet ou en GPS. Fin juin, il sera même possible de téléphoner. Il suffira d'enclencher au dos du Visor un module GSM et d'insérer une carte Sim. On pourra passer et recevoir des appels, se servir du répertoire téléphonique, échanger des SMS (Short Message Service) ou encore se connecter sur internet et surfer à l'aide d'un clavier mobile. Une fonction vibreur est même proposée.

Les prix restent élevés

Les concurrents ne sont pas en reste. Palm, le leader du marché mondial, lancera à la fin de l'année, en France et en Europe, le Palm VII qui intégrera cette fonction téléphone. Conséquence de cette débauche de technologie, les tarifs des extensions restent élevés. Les appareils photo numériques valent de 800 F (121,96 EUR) pour un PalmPix de Kodak à plus de 1 500 F (228,67 EUR) pour le HP. Le module GSM de Handspring revient à environ 1 800 F (274,41 EUR) si l'on bénéficie d'un abonnement opérateur.

Ces innovations contribuent largement, à l'inverse du téléphone portable qui marque le pas, à la bonne santé du marché des assistants numériques. 220 000 unités ont trouvé preneur en France en 2000, selon GFK, contre 135 000 en 1999. Le paneliste prévoit un demi-million de pièces vendues pour 2001, soit une progression de plus de 100 %. La croissance est certes soutenue, mais la France reste loin derrière la Grande-Bretagne (700 000 appareils l'an dernier) ou encore l'Allemagne (600 000), deuxième marché européen. Le marché français recèle donc un potentiel non négligeable avec un grand dynamisme des marques. Deux éléments encourageants et deux bonnes raisons de miser sur ce segment.

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Article extrait
du magazine N° 1729

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