NRF 2013: Quand le retail américain fait rimer emplettes et emplois

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TRIBUNE D'EXPERTS En 1993, la Chambre de commerce et d’industrie avait marqué les esprits en France avec sa campagne de sensibilisation « nos emplettes sont nos emplois ».

Walmart vendeur

Vingt ans plus tard, la distribution américaine reprend pour elle ce slogan. Pas une conférence du salon NRF à New York sans son couplet sur le rôle majeur du commerce américain dans la relance. C’était même le fil conducteur du discours inaugural de Stephen Sadove, le nouveau patron de la National Retail Federation le 14 janvier dernier. « Aujourd’hui, l’enjeu principal de l’industrie du retail, c’est de faire croitre l’emploi, a martelé le nouvel homme fort de la distribution US par ailleurs Pdg de l'enseigne de grands magasins Saks Fifth Avenue. Les Américains ne consommeront pas s’ils n’ont pas d’emplois. » Le lendemain, à l’occasion de sa keynote, le président de Walmart, Bill Simon, a insisté sur le rôle clé du commerce dans la relance américaine, un secteur qui représente la bagatelle de 42 millions d’emplois… Le géant américain est d’ailleurs avec 1,2 million de salariés (enfin « associés » pour reprendre le vocable « walmartien ») le premier employeur privé au monde. Et s’engage à offrir un job aux anciens militaires qui souhaiteraient revenir dans le civil (chez Walmart on apprécie l’état d’esprit des soldats) et créer ainsi 100.000 emplois sur cinq ans.

Relancer l’économie par la consommation d’accord, à condition de consommer local. Sous peine de voir les devises s’envoler vers la Chine et autres pays ateliers de la planète. Bill Simon en est conscient et tel un Montebourg d’outre-Atlantique, il se fait le chantre du « made in America ». Walmart va accroitre de l’ordre de 50 milliards son approvisionnement de produits fabriqués sur le territoire US.  "Nous espérons que vous serez nombreux à soutenir cette initiative, a interpellé le président de Walmart. Si nous faisons un effort de 50 milliards, cela peut générer jusqu'à 500 milliards de dollars si toute l'industrie nous soutient. Et cela permettra un renouveau de l'économie américaine."

Un patriotisme fort doublé d’un pragmatisme « so american ». Car la NRF n’oublie pour autant d’être un des plus puissants lobbies à Washington. Stephen Sadove a d’ailleurs rappelé, à l’intention de l’administration d’Obama, que les taxes sur cette industrie du retail étaient trop élevées en comparaison aux autres secteurs d’activités. « Des taxes moins élevées ce sont des prix plus bas et donc des produits que les consommateurs ont les moyens d’acheter », a rappelé le patron de la NRF. Le retour à la prospérité parait si simple vu de New York.

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