NRF 2014: Distributeurs automatiques et casiers confirment leur percée

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Après Best Buy et, depuis quelques semaines, Amazon, le distributeur de cosmétique Benefit s’essaie à son tour à la vente en distributeur automatique dans les aéroports. Les casiers de livraison, sur lequels mise Google dans le cadre de son programme Google Shopping Express, pourraient eux rapidement se développer chez les distributeurs mais, aussi, dans les immeubles d’habitation eux-mêmes.

De nombreux distributeurs se disent prêts à installer des casiers pour faciliter le retrait des commandes de leurs clients effectuées par internet.
De nombreux distributeurs se disent prêts à installer des casiers pour faciliter le retrait des commandes de leurs clients effectuées par internet.© FM // LSA

Des tubes de maquillages ou du mascara dans un distributeur automatique, disponible avant de prendre l’avion. Voilà l’une des dernières idées apparue sur le radar des distributeurs américains. Le fabricant de ces distributeurs, l’américain Zoom Systems, a en effet dévoilé sur le salon du retail Big Show, à New York, un élégant modèle conçu pour la marque de cosmétiques Benefit, native de San Francisco et rachetée par LVMH en 1999 : un distributeur rose flashy aux couleurs de la marque, et proposant une trentaine de références de maquillage et produits de beauté. "Une vingtaine de distributeurs sont déjà installés dans les aéroports du pays", assure Jack Lawrence, le pdg de Zoom Systems.

Le paiement s’effectue simplement par carte bancaire.

Ce type de distributeur pourrait bientôt débarquer en Europe : des enseignes allemandes, espagnoles ou portugaises, se sont dites intéressées. A noter que Zoom Systems a déjà mis un pied sur le Vieux Continent, puisqu’il a conçu le fameux "cube" de distribution automatique de Nespresso, qui avait créé le buzz à l’aéroport de Barcelone, voilà un an.

Si Best Buy compte déjà plus de 200 distributeurs de ce type aux Etats-Unis dans les aéroports, les "Best Buy Express", Amazon, de son côté, assure ne procéder qu’à un test, pour le moment. Le géant du web a installé quelques distributeurs signés Zoom Systems, proposant uniquement deux références et leurs périphériques associés: la tablette Kindle Fire HD, et le reader Kindle e-reader. Autre distributeur à s’essayer aux "kiosques": le Department Store new yorkais de Macy’s, qui propose depuis plusieurs mois un kiosque avec des produits Apple (iPod d’abord, iPad mini aujourd’hui).

Zoom Systems s’occupe de tout: depuis la recherche de l’emplacement à la maintenance de la machine, jusqu’à la logistique de réapprovisionnement, "qui demande des autorisations spéciales, pour pénétrer dans les aéroports", selon son pdg.

Pour comprendre le fonctionnement de ce distributeur automatique, regardez cette vidéo:

Autre tendance de fond dans la distribution US: Les casiers de livraisons.  Le fabricant Kiosk, qui a notamment conçu les bornes Ikea Family, s’est lancé dans la commercialisation de casiers de livraison, au principe déjà éprouvé par Amazon aux Etats-Unis, Darty ou Relais Colis en France.

Le client qui a commandé en ligne récupère sa commande dans un casier installé en magasin. Un SMS lui précise un code, qu’il doit composer sur un écran tactile pour que le casier contenant sa commande s’ouvre. Le même casier peut être utilisé pour retourner le produit.

Avec son "Lock Spot", présenté au NRF 2014, Kiosk compte élargir ce marché. "Plusieurs retailers sont intéressés, essentiellement pour créer du trafic client en magasin", confie l’un des commerciaux de Kiosk. Mais le fabricant ne destine pas seulement ses casiers aux distributeurs. Il pense aussi que des immeubles d’habitations pourraient être intéressés pour héberger ses casiers. Les habitants bénéficieraient ainsi d’un lieu pratique pour récupérer leurs livraisons internet. Les géants de la livraison (UPS, Fedex…) seraient également intéressés.

Le sujet est décidément à la mode aux USA. Car le géant Google est aussi de la partie. Après avoir racheté l’an dernier l’opérateur spécialisé dans les casiers de livraisons BufferBox, Google en a déjà  déployé à Toronto (Canada) pour un test, mais, surtout, à San Francisco, où le géant du Web se constitue un relais physique pour livrer les produits commandés dans le cadre de son programme-test Google Shopping Express.

Là encore, les casiers peuvent être installés chez des commerçants de proximité, comme l’annonce lui-même Google sur son blog retail. Le phénomène des casiers n’en est qu’à ses débuts.

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