[NRF 2017] 51% des distributeurs n’ont pas mis en œuvre de stratégie pour leur transformation omnicanale

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JDA Software a interrogé plus de 350 CEO de la distribution dans le monde pour connaître leur état d’esprit face à la transformation digitale. Le résultat est surprenant : 51% des distributeurs n’ont pas déployé de stratégie de transformation, 9% travaillent encore sur le sujet et 5% n’ont juste pas de plan… 

Transformation digitale
Transformation digitale © apinan - Fotolia
A l’occasion du Retail’s Big Show, JDA Software a dévoilé une étude menée par PwC sur la vision des CEO sur la transformation du retail. Plus de 350 dirigeants ont été interrogés dans le monde.
 
Globalement, les distributeurs se montrent sereins voire très confiants, dans la pérennité de leur chiffre d'affaires tout comme de leurs profits. Sans surprise, ils comptent notamment sur leurs activités e-commerce pour tirer la croissance. D’ailleurs, ceux qui ont le plus haut pourcentage de chiffre d’affaires en ligne sont plus confiants sur leur croissance dans les 12 prochains mois. Et comparé à 2016, les dirigeants voient un bien meilleur avenir en 2017 sur le plan de la profitabilité. 
 
 
Paradoxalement, si on évoque l’omnicanalité, le plus gros challenge des distributeurs dans le monde entier, les indices se détériorent entre 2014 et 2017. Pire, les silos qu’il faudrait casser semblent s’être renforcés (30% contre 37%).  À peine 10% des CEO jugent qu’ils offrent une expérience omnicanale profitable. 
 
 
Pour Lee Gill, Global VP, Retail Industry Strategy de JDA Software,  « les clients en veulent plus et les distributeurs ne suivent pas. Ils sont d’ailleurs très challengés par la concurrence, notamment par Amazon qui offre un service client très poussé mais difficilement duplicable à un distributeur ayant des magasins. »
 
La transformation digitale capte tous les investissements 
Les CEO ont été interrogés sur leurs prévisions en termes d’investissements, et les budgets alloués à la transformation digitale augmentent (69%), notamment ceux dédié à l’omnicanalité (51%) et à la supply chain (48%).
 
 
En revanche, plus de 50% des distributeurs n’ont pas commencé à déployer leur stratégie de transformation digitale. 5% des sondés avouent ne pas avoir de stratégie, quand 9% luttent pour en définir une. 38% assurent avoir planché sur le sujet mais rien n’a encore été mis en ordre de marché. 49% seulement ont défini un plan pour leur transformation digitale et se révèlent mis en œuvre. 
 
Un changement qui porte avant tout sur le mobile
Parmi les projets déjà déployés ou à venir, le mobile mobilise particulièrement les distributeurs, pour le client via une application pour préparer ses achats ou pour le vendeur afin de faciliter le travail en point de vente. L’autre gros sujet est la data et son analyse. Les distributeurs en attendent des leviers pour améliorer et développer leurs offres et également les personnaliser. 
 
 
Livraison : une complémentarité mieux travailler entre web et magasin  
Côté logistique, les investissements ont bougé entre 2016 et 2017. Ainsi, l’an passé, près d’un distributeur sur deux travaillait sur la livraison sur rendez-vous, ce chiffre est tombé à 27% en 2017. Même schéma pour la livraison le jour même, dans une moindre mesure (43% contre 33%), les distributeurs maintenant plutôt une cible de livraison le jour suivant. Les grandes nouveautés en termes de livraison porte sur la complémentarité entre web et magasin : achat sur la toile pour être récupéré en magasin et retour des produits en magasin. « Le plus important reste pour une enseigne de tenir sa promesse client, souligne le dirigeant de JDA Software. Sans quoi la sanction sera immédiate par le client et il partagera son mécontentement sur les réseaux sociaux. »
 
 
Une profitabilité mise à mal par l’explosion des coûts
La transformation digitale des distributeurs s’accompagne pour plus d’un distributeur sur deux par une augmentation des coûts, 23% même disent que cette hausse a été significative. La supply chain est notamment en cause, avec des stocks plus importants et des inventaires plus fréquents pour limiter les ruptures. « Tous les coûts opérationnels augmentent et il est impossible de les faire baisser si les distributeurs n’investissent pas dans de nouveaux outils, précise  Lee Gill.  L’Internet of things et la RFID permettront aux distributeurs de savoir exactement où sont ses produits, et connaître en temps réel leur niveau de stock. » Et de conclure : « Les distributeurs font preuve d’un certain scepticisme, mais les indicateurs sur les chiffres d’affaires et les profits restent positifs. »
 
 

 

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