Okaïdi et le Club Med font collection commune

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À partir de mai, Okaïdi for Club Med fera son entrée dans les magasins de la chaîne et dans 16 boutiques du voyagiste. Un intérêt bien compris qui n'est pas sans dangers.

Décidément, Okaïdi a le goût des partenariats. Après avoir conclu un accord avec le Printemps pour ouvrir un corner de 100 m2 dans le magasin boulevard Haussmann à Paris, l'enseigne de vêtements pour enfants signe une marque avec le Club Méditerranée. Entièrement conçue par les équipes de style d'Okaïdi, cette collection baptisée « Okaïdi for Club Med » a un air de vacances. Elle ne concerne que des vêtements « plein soleil » destinés à un usage sur le lieu de villégiature, à savoir les Club Med dotés de villages enfants. Pour Okaïdi, c'est d'abord une question d'image. « Nous partageons les mêmes valeurs avec le Club Med, et nous sommes ravis de faire la promotion de notre marque-enseigne dans un lieu familial et ludique », assure, un brin lyrique, Jean Duforest, PDG de Okaïdi.

Un mariage de raison

Plus prosaïquement, cette co- signature présente des avantages pour chacun des partenaires. Pour l'enseigne nordiste de mode enfantine, c'est le moyen direct d'appuyer son développement à l'international, le voyagiste rayonnant à travers 40 pays. Si la marque Okaïdi for Club Med ne concerne pour l'instant que 16 villages, elle est appelée à s'étendre, à condition de réussir le test de la première année d'exploitation. « Le Club Med a une clientèle issue de tous les pays et nous apporte une visibilité internationale », ne cache pas Jean Duforest. De son côté, Okaïdi a hissé son drapeau ces dernières années dans 17 pays où elle compte 70 magasins. Et la priorité en 2004 est bel et bien de s'implanter dans de nouveaux pays, dont les Pays-Bas, la Norvège et l'Australie. Pays, au passage, où le Club Med ne possède pas toujours de villages enfants...

Pour le Club Med, l'intérêt est tout trouvé. « La signature Okaïdi nous apporte une crédibilité sur les vê- tements pour enfants », explique Yves Jourdheuil, directeur des boutiques et licences Club Med.

Si personne ne doute de l'intérêt bien compris du partenariat entre Okaïdi et Club Med, la réussite de l'accord n'est en revanche pas assurée. Le Club Med n'a jamais réussi jusqu'à présent à se forger une légitimité dans l'habillement. Tout le monde garde en mémoire l'échec du contrat de licence entre le voyagiste et Carrefour. Après quatre ans, ce partenariat exclusif pour le développement de vêtements sportswear griffés Club Med dans les hypers français s'est arrêté. Les volumes et l'augmentation des marges s'étaient faits au détriment de la qualité... et des ventes. Ce danger guette-t-il tout autant les nouveaux mariés ? « Ils partent avec plus d'atouts en poche, estime un spécialiste. Les magasins Okaïdi, par leur côté ludique, se prêtent bien à l'esprit Club Med. Et l'achat de vêtements pour enfants est moins impliquant que les vêtements pour adultes. »

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Article extrait
du magazine N° 1852

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