Olivier Boulard, en charge de la Practice Leadership Consulting chez Heidrick et Struggles : « La diversité n'est pas le fort des directeurs généraux »

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Olivier Boulard

LSA - Quel est le portrait des CEO tels que vous les avez étudiés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis ?

Olivier Boulard - Le profil des directeurs généraux français est finalement assez classique. 90% d'entre eux ont un master, un MBA ou un diplôme des grandes écoles françaises, contre 50% au Royaume-Uni. Aux États-Unis, il y a un peu plus de femmes à de tels postes (8%), alors que, en France et en Allemagne, il n'y en a aucune ! Et le profil ne s'ouvre pas davantage aux étrangers. Les grands patrons venant d'ailleurs se raréfient dans tous les pays. La baisse la plus importante concerne l'Hexagone, où le nombre de CEO étrangers passe de 12 à 9%.

 

LSA - Quel est le profil type du grand patron français ?

O. B. - Ici, le CEO est un homme, il a en moyenne 57 ans et est de nationalité française (89%). Il a fait l'essentiel de son parcours dans le milieu des hauts fonctionnaires (28%) et dispose d'une expérience internationale (64%). Enfin, il a été promu en interne six fois sur dix et occupe son poste de CEO pour huit ans en moyenne.

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Article extrait
du magazine N° 2281

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