Olivier de la Clergerie : « Nous avons plusieurs projets de diversifications en route »

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Ce 13 décembre s'achève la première vente de dealtonic, le nouveau site de ventes privées du groupe LDLC. Pour lsa.fr, le directeur général de l'entreprise lyonnaise de commerce électronique, fait le point sur sa stratégie. Interview.

 
LSA : A son tour, LDLC succombe à la vogue des ventes privées en ligne. N'est-ce pas un peu éloigné du commerce informatique, votre métier d'origine ?
Olivier de la Clergerie : Nous définissons aujourd'hui comme un groupe qui a vocation à devenir un distributeur multispécialiste, exploitant plusieurs enseignes. C'est une évolution que nous avons réfléchie depuis plus d'un an et qui nous a conduit à mettre en place de nouveaux outils, dont un nouvel entrepôt, aujourd'hui opérationnel. Le marché de l'e-commerce évolue. La gamme des produits qui peut être vendue en ligne et les méthodes de ventes changent. Nous avons plusieurs projets de diversifications en route. Il se trouve que les ventes privées pouvaient être lancées en premier.
Dealtonic démarre avec un vente de prêt-à-porter de la marque Lola au moment ou Vente-Privée, la référence du secteur, propose Le Bourget et Armani Home. Vous allez avoir du mal à les rattraper !
Dans le domaine des ventes privées, la concurrence ne se joue pas sur les critères usuels des sites ayant un assortiment permanent. Le principe consiste à cibler une clientèle avide de bonnes affaires sur des quantités limitées. Ce n'est donc pas forcément parce qu'il vous manque une marque que vous raterez la vente. Notre but est de construire une communauté et de lui proposer petit à petit des offres d de plus en plus pertinentes.
Les sites de ventes privées se multiplient. Au risque de tarir le filon ?
Plus il y aura de sites, plus les ventes seront atomisées. Mais pour démarrer, il n'est pas nécessaire d'avoir une communauté surdimensionnée. Les clients qui n'arrivent pas à accéder aux ventes parce que les produits partent trop vite pourraient en effet de finir par s'en désintéresser. Ensuite, la réussite dépendra de la construction de l'offre et de la qualité du service que nous leur apporterons. Quand il faut attendre un mois à un mois et demi pour recevoir un produit commandé, cela devient lassant...
Quels sont vos investissements et  prévisions de ventes pour Dealtonic ?
Nous ne communiquons aucun chiffre car nous ne sommes pas sûrs des rares données délivrées par nos concurrents.
Mistergooddeal vient d'être repris par M6 après le rachat de Grosbilll par Auchan. Face à de telles puissances, pouvez-vous rester indépendants ?
Aujourd'hui nous sommes indépendants et nous voulons le rester. Maintenant, je suis pas devin et je ne saurai pas dire si ce sera encore possible dans quatre ans... En attendant, nous nous voyons plutôt du côté des prédateurs !
Nomatica, en redressement judiciaire, cherche un repreneur. Vous etes intéressés ?
Nous sommes pas des spécialistes de la photo numérique. Nomatica est présent dans beaucoup de pays sans avoir de positions fortes. Il y aurait trop peu de synergies pour qu'une offre de reprise soit intéressante. Pour nous comme pour eux.
 
 
 
 
 
 

 

Propos recueillis par Olivier Costil

 

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