Olympia rejoint Tricotage des Vosges

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En redressement judiciaire, Olympia, leader de la chaussette en GMS, repart du bon pied avec le fondateur de Bleuforêt. Jacques Marie mise sur la fabrication française et sur la grande distribution.

LES CHIFFRES

Bleuforêt

Un site à Vagney (Vosges) de 250 personnes

16 M€ de CA*

dont 66 % en France

Olympia

Un site à Romilly-sur-Seine (Aube) avec 90 emplois repris

Une usine en Roumanie (420 personnes) non reprise

24 M€ de CA en 2009

85 % des ventes en grande distribution

*Exercice 2009-2010 clos en juin

Source : Tricotage des Vosges

Bleuforêt et Olympia font désormais la paire sur le marché de la chaussette. Une belle prise à l'actif de Jacques Marie, ancien président de Dim, qui a fondé Tricotage des Vosges en 1993, en reprenant un site de production de cette marque. Depuis, cette PME de 250 personnes a lancé sa marque de chaussettes, Bleuforêt, et vient de reprendre Olympia, qui était en redressement judiciaire. Le projet industriel et la volonté de fabriquer français affichés par Jacques Marie ont joué en sa faveur, au-delà des arguments sociaux et financiers.

 

Le pari est pourtant osé. Avec un chiffre d'affaires annuel de 16 millions d'euros, l'entreprise vient d'effectuer un changement stratégique important. Après une longue collaboration, elle se sépare, en 2009, de son principal client, Dim, qui assurait près de 70 % de son chiffre d'affaires. Car Jacques Marie n'entendait pas céder aux sirènes de la délocalisation, quitte à perdre la licence Dim au profit de son concurrent français, Kindy. « Nous avons alors décidé de nous tourner vers la grande distribution avec notre marque Bleuforêt, en adaptant nos collections et notre organisation, tout en misant sur une production exclusivement française. Les centrales d'achats ont adhéré au concept », explique-t-il. La marque était jusque-là présente uniquement en grands magasins et chez les détaillants spécialisés. Des collections spécifiques ont été créées pour les GMS et des systèmes de réassort automatique ont été développés pour les 1 200 références présentes dans ce circuit.

«Nous allons relancer cette marque, en nous appuyant sur son image forte et en offrant des prestations de qualité à nos client.»

JACQUES MARIE, PDG DE TRICOTAGE DES VOSGES

 

Avec Bleuforêt, Jacques Marie avait mis un pied dans la grande distribution, il en met un deuxième avec Olympia, l'un des leaders de la chaussette, à égalité avec Kindy, avec 10 % de part de marché chacun. Il entend bien appliquer les mêmes recettes du succès. « Nous allons faire de Romilly-sur-Seine une plate-forme logistique très performante. D'autre part, nous allons ramener 25 à 30 % de la production d'Olympia dans les Vosges, jusqu'ici délocalisée en Roumanie. Cette organisation nous permettra de maîtriser la qualité et le respect des délais », espère-t-il. Tricotage des Vosges n'a pas repris l'usine roumaine d'Olympia, qui employait plus de 400 personnes. Au siège de Romilly-sur-Seine, 90 emplois sur 180 sont conservés. En outre, 22 reclassements sont proposés dans les Vosges. Mais, en raison des impératifs de prix et de volumes de la marque Olympia, une partie de l'approvisionnement continuera de se faire à l'étranger.

 

Enthousiasmé par ce nouveau défi, Jacques Marie met volontiers en avant les complémentarités entre les deux marques. « Bleuforêt attire une clientèle assez féminine, alors qu'Olympia intéresse plutôt les hommes. Nous allons relancer cette marque, en nous appuyant sur son image forte et en offrant des prestations de qualité à nos clients en termes de respect des délais, de réactivité et de réassortiment », ajoute Jacques Marie.

La livraison de la prochaine collection Olympia, à partir de la mi-juillet, sera un premier test grandeur nature de cette nouvelle politique. Et la volonté de fabriquer en France devrait apporter un avantage concurrentiel supplémentaire à l'heure où les consommateurs deviennent plus sensibles à cet argument. D'autant que Tricotage des Vosges, avec Olympia, devient le seul grand fabricant français de chaussettes dans un marché national dominé, à 90 %, par les importations asiatiques et turques.

«Nous allons relancer cette marque, en nous appuyant sur son image forte et en offrant des prestations de qualité à nos client.»

JACQUES MARIE, PDG DE TRICOTAGE DES VOSGES

 

 

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Article extrait
du magazine N° 2136

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