Ooshop s'étend en province

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Le cybermarché de Carrefour s'attaque à la Normandie. Objectifs : exploiter un système en état de marche et diversifier ses modes de livraison.

Rouen, Évreux, Louviers et leurs proches banlieues : c'est la nouvelle zone de couverture que teste Ooshop, le site marchand du groupe Carrefour, à partir de ce jeudi 18 novembre. Un beau contre-pied exécuté par ce cybermarché que le groupe a purement et simplement envisagé, au printemps, de céder. Aujourd'hui, le ton a changé. « Les quelques dysfonctionnements techniques sont derrière nous, affirme Michel Jourdan, le directeur général de Ooshop depuis un peu plus d'un an. Nous sommes désormais en mesure d'agrandir notre implantation géographique. »

La totalité de l'Ile-de-France est couverte depuis octobre. Rouen, Évreux et Louviers sont aussi approvisionnés par l'entrepôt de Marly-la-Ville. « La distance n'est pas un problème, précise Michel Jourdan. Nous desservons déjà Lyon. Nous pourrions aller jusqu'à 400 kilomètres de Paris... La vraie question est celle de la capacité de l'entrepôt : nous pouvons largement assurer le doublement des commandes. » Le rythme actuel tourne autour de 5 000 à 7 000 commandes par semaine, avec un panier moyen en hausse, à 170 E. La fréquence des commandes est également en hausse : entre quinze et vingt jours, contre quatre à cinq semaines à l'origine.

L'offre non alimentaire

Quant à l'assortiment, il progresse aussi, comptant un millier de références de plus qu'au lancement du site, il y a cinq ans. Tout en restant fort sur le frais - 460 références, dont 250 en surgelés -, Ooshop développe une offre non alimentaire plus fournie, notamment en textile ou en produits culturels, et se tourne vers les petites entreprises, très demandeuses d'achats sur Internet. La partie n'est pourtant pas gagnée d'avance, puisque, malgré toutes ces bonnes nouvelles, le chiffre d'affaires, lui, ne grimpe pas : il devrait rester stable en 2004, à 50 millions d'euros...

C'est sans doute la raison qui pousse Ooshop à multiplier les expériences destinées à se rapprocher de sa clientèle. Le cybermarché diversifie ainsi les modes de livraison. Les points de retrait, dits « prêt-à-emporter », actuellement au nombre de six, dont deux ouverts dernièrement à Vélizy (92) et aux Ulis (91), sont appelés, selon Michel Jourdan, à connaître un développement important. En cours à Carré Sénart, le test d'un point de retrait adossé à un hypermarché (LSA n° 1880) reste un cas isolé pour le moment. Ooshop, qui pratique le coût du service de ces points de retrait le plus bas du marché (3,5 E), se refuse d'entrer dans la guerre des tarifs de livraison. Dans l'immédiat, en tout cas. Face à la montée d'AuchanDirect, dont le chiffre d'affaires devrait dépasser cette année les 25 millions d'euros, Ooshop a programmé des offres tarifaires plus compétitives, mais aussi une évolution importante de son site internet, pour le début de l'année prochaine.

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Article extrait
du magazine N° 1883

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