Opération solidaire: 1 million de petits déjeuners pour les plus défavorisés

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Pour lutter contre le déclin du petit déjeuner, le "Collectif du petit déjeuner à la française" offre cet automne 2015 l’équivalent d’1 million de petits déjeuners à 4 associations caritatives. Une opération nationale signée : "Le petit  déjeuner : notre allié pour la journée!"

Le collectif du petit déjeuner à la française veut lutter contre le déclin du petit déjeuner.
Le collectif du petit déjeuner à la française veut lutter contre le déclin du petit déjeuner.© petit-déjeuner

Les professionnels des jus de fruits, du lait, du pain ainsi que des confitures et compotes se mobilisent sur le terrain pour enrayer le déclin du petit déjeuner, en particulier auprès des plus défavorisés. Réunis au sein du "Collectif du petit déjeuner à la française", ils offrent cet automne l’équivalent d’1 million de petits déjeuners à 4 grandes associations caritatives: Emmaüs, La Croix Rouge, Le Secours Populaire et Les Banques Alimentaires. 25 entreprises françaises de toutes tailles, dont de nombreuses PME, sont engagées dans le Collectif et vont ainsi distribuer leurs produits à travers toute la France : 200.000 litres de jus de fruits, 200.000 litres de lait, 150.000 pots de confiture, 320.000 compotes et du pain. Pour compléter ce don de grande ampleur, des consultations nutritionnelles sur mesure effectuées par un médecin nutritionniste seront également proposées aux bénéficiaires de cette grande opération de solidarité. Par ailleurs, 200.000 livrets d’information sur le petit déjeuner seront gratuitement mis à disposition de tous les Français. Ce document de 8 pages sera disponible sur les sites Internet des professionnels du Collectif et, dans un premier temps, chez plus de 300 boulangers d’Île-de-France.

Le déclin du petit déjeuner : un problème de santé publique

De plus en plus de Français commencent leur journée sans prendre de petit déjeuner. D’après l’enquête CCAF 2013 du Crédoc, plus de 2 adultes sur 10 (21%) sautent au moins un petit déjeuner par semaine alors qu’ils n’étaient encore qu’environ 1 sur 10 (11%) 10 ans auparavant. Les enfants sont encore plus touchés par cette tendance : ils sont près de 3 sur 10 (29%) à ne pas prendre de petit déjeuner au moins une fois par semaine, contre seulement environ 1 sur 10 (11%) 10 ans auparavant. Selon la nouvelle enquête Crédoc menée en 2014 auprès des enseignants, le phénomène est encore plus marqué dans les milieux défavorisés. D’après les enseignants, en moyenne 3 élèves par classe arrivent le ventre vide à l’école hors Réseaux d’Éducation Prioritaire (REP) et ce chiffre grimpe à 4,3 dans les écoles des REP et même à 5,2 dans les établissements des Réseaux d’Éducation ultra-prioritaire (REP+)2. Le saut du petit déjeuner s’avère problématique en matière de capacité d’apprentissage. En effet, les enseignants observent que les enfants n’ayant pas pris de petit déjeuner ont davantage de problèmes de fatigue et d’attention que leurs camarades. Ainsi, 82% des enseignants estiment qu’ils sont davantage fatigués et 83% qu’ils sont moins attentifs.

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