Optic 2000 "s’insurge" contre les déclarations de Benoît Hamon en faveur d’une plus grande ouverture du marché des lunettes et lentilles de vue

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Sale temps pour les relations entre ministres et grands patrons…

Optic 2000 Prêtes à Porter sur Mesure

Vous avez aimé le clash, déjà cinglant, sur Twitter, entre Xavier Niel, patron de Free, et Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif ? Alors vous adorerez celui, plus feutré, entre Benoît Hamon, ministre délégué à la consommation, et Didier Papaz, Pdg du groupe Optic 2000

L’enjeu de ce dernier ? L’ouverture, et notamment à la vente en ligne, du marché des lunettes et des lentilles de vue en France. Un marché à 6 milliards d’euros, mine de rien… Benoît Hamon, défendant son projet de loi sur la consommation, est favorable à cette ouverture. Intervenant devant le Parlement, où est débatu son projet de loi en seconde lecture, il a ainsi avancé un argument qui fait bondir le Pdg d’Optic 2000.

Une caresse pour un coup de griffe

Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir tenté de prendre des gants, le ministre évoquant d’abord "la qualité et le service formidable du réseau d'opticiens". Voilà pour la caresse initiale. Place au coup de griffe: "des économies peuvent être réalisées notamment par la distribution en ligne", ajoute-t-il dans la foulée, chiffrant à un milliard d’euros le gain de pouvoir d’achat à en attendre.

Un milliard d'économies pour le pouvoir d'achat?

La réaction d’Optic 2000 n’a pas tardé. Pas par tweet ici, mais pas le biais d’un plus classique communiqué de presse de quelques lignes dans lequel Didier Papaz s’insurge des déclarations de Benoît Hamon. "Sur un secteur qui emploie environ 100.000 personnes et qui pèse 6 milliards d’euros, de telles mesures provoqueront à court terme une baisse de 16 % du marché et mécaniquement la perte d’au moins 16.000 emplois, explique le Pdg. A l’heure où les plans sociaux sont devenus de véritables affaires d’état et où la courbe du chômage est une préoccupation quotidienne, j’ai du mal à entendre le ministre de la consommation annoncer un tel plan social", appuie-t-il.

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