Où en est le développement des wearables ? [Etude]

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Combien de wearables (smartwatches et trackers d'activités) les Français ont-ils acheté en 2016 ? Qui sont les principaux utilisateurs ? Quels sont les freins et les leviers de ce jeune marché ? Les réponses au travers de l'étude REC (Référence des objets connectés) de GFK. .    

GFK propose une étude sur les chiffres 2016 du marché des wearables et a identifié les leviers pour le faire grandir.
GFK propose une étude sur les chiffres 2016 du marché des wearables et a identifié les leviers pour le faire grandir. © photos : Leonardo Patrizi/ Istock

Les wearables sont-ils vraiment le prochain eldorado de la high tech ? Selon l'étude REC de GFK, les Français ont acheté en 2016 plus d’un million de wearables (smartwatches et trackers d’activité), en hausse de +28% par rapport à 2015. Le marché atteint ainsi 253 millions € à +20%. "Si le chiffre d’affaires généré est légèrement en deçà des prévisions, celui-ci s’explique en partie par une légère baisse de prix moyen des smartwatches (-7%) et des montres de sport (-9%)", explique GFK.

Les smartwatches représentent près de la moitié du marche 

En cours de démocratisation, les wearables restent encore essentiellement une affaire de parisiens. Selon GFK, le bassin parisien concentre 42% des possesseurs, suivi par le Sud-Ouest (13 %) et l'Ouest (10 %). "Cela s’explique par une plus grande offre de magasins spécialisés, ou dotés de rayons IoT spécifiques, et une population plus urbaine à fort pouvoir d’achat", souligne GFK.

Plus de 40 % des possesseurs vivent en région parisienne 

 

Dans le cadre de la REC, GfK a analysé le rapport et les attentes des consommateurs français vis-à-vis des Wearables. Premier constat : le manque de notoriété des smartwatches et trackers d’activité. Ainsi, les trackers affichent un (modeste) score de notoriété de 36% en 2016, proportion qui monte à près d’1 consommateur sur 2 pour la smartwatch (48%). « Cette notoriété stagnante est un premier frein à l’appropriation massive des Wearables par les consommateurs français » analyse Michaël Matthieu, Directeur des Marchés Image et Telecom chez GFK. Autre frein, les Wearables peinent encore à convaincre le Grand Public de leurs bénéfices en matière de santé. En effet, 52% des individus interrogés envisagent les wearables comme une aide pour rester en bonne santé, hors, cette exigence ne semble pas satisfaite. En effet, 1 tiers des individus peu intéressés par un wearable (37% côté trackers, 36% côté Smartwatch), émettent des doutes quant à la capacité de ces produits à améliorer leur santé.

Pedagogie, largeur de l'assortiment, qualité du conseil...

Dans cette configuration, le prix est un obstacle de plus avec 31% des consommateurs réticents à l’achat d’un tracker (36% pour la Smartwatch). Ainsi, la pédagogie autour des produits et de leurs bénéfices utilisateurs est un facteur clé de décision en point de vente. Les analyses issues de la REC mettent en avant les points déterminants dans la décision d’achat de wearables : la largeur d’assortiment, la qualité du conseil ainsi que les tests produits en magasins. « En activant ces leviers et en misant sur la pédagogie, notamment sur la valeur ajoutée santé, les marques seront à même de lever les freins à l’achat et à enclencher une vraie démocratisation des Wearables en France », conclut Michaël Matthieu.   

 

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