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Où en est le phénomène hipsters?

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Les hipsters sont-ils les bobos de demain Apparus il y a quel­ques années dans les quartiers en voie de gentrification (embourgeoisement de quartiers populaires) de New York (principalement Williamsburg à Brooklyn), ces jeunes branchés ont depuis essaimé dans les grandes villes occidentales. Même si le concept est flou, on peut tenter de tracer un portrait-robot : un urbain de moins de 30 ans, porteur de moustache ou de barbe, friand de produits vintage, de chemise à carreaux et qui privilégie une consomma­tion de proximité.

Le hipster est-il en train de faire des petits En d’autres termes, est-il en voie de massification « Après son apparition, je dirais que nous sommes dans la deuxième éta­pe, estime Adrien Senez, de l’agence de conseil de marques Tilt Ideas. Le mouvement quitte petit à petit ses foyers d’émergence et la tendance est en train de se cristalliser. » Comprendre : le concept est en voie d’acceptation par le grand public. « L’étape suivante ce sera la normalisation. »

En France, peu de marques ou enseignes ont pour le moment intégré le phénomène dans leur offre ou leur communication. Si des mouvements tels que le Movember (se laisser pousser la moustache pour sen­si­biliser les hommes au cancer de la prostate) ou des marques de chaussures comme Bigotte (dont le logo est une moustache) surfent sur la tendance, elle reste encore marginale en France. Et ce sont principa­lement des sites étrangers tels l’américain Urban Outfitters ou le britannique Asos qui importent en France l’esthétique hipster. Aux États-Unis, le hipster ne laisse déjà pas indifférent la grande conso. En témoigne l’enseigne Whole Foods, qui cultive un jardin potager sur le toit de son magasin de Brooklyn. Plus hipster que ça, tu meurs !  F. bi.

 

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