Où se trouvent les artères commerçantes les plus chères au monde?

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Des rues commerçantes qui se louent à prix d’or. Dans le palmarès des artères où la valeur locative est la plus élévée, c’est une nouvelle fois la Grosse pomme qui se distingue ; comptez en effet plus 29 000 euros le mètre carré par an en 2016 pour un emplacement dans le haut de la cinquième avenue (Upper fifth avenue) à Manhattan. L’Europe et les mégalopoles aistiaques ne sont pas en reste. 

A plus de 29 000 euros le mètre carré en 2016, l' Upper 5th Avenue de new-York affiche pour la première fois depuis la crise financière une baisse de sa valeur locative.
A plus de 29 000 euros le mètre carré en 2016, l' Upper 5th Avenue de new-York affiche pour la première fois depuis la crise financière une baisse de sa valeur locative.© Julie Delvallée

L’emplacement est un élément ultra déterminant pour le succès d’un point de vente; les magasins dépensent donc des sommes folles pour bénéficier d’un lieu de vente où le trafic est important. Main Streets Across et Cushman & Wakefield ont passé au peigne fin la valeur locative des voies commerçantes et sort aujourd’hui son top 10. Sans surprise, la célèbre Upper 5th Avenue de New York conserve son statut d'artère commerçante la plus chère au monde, à plus de 29 000 euros le mètre carré sur un an en 2016. Elle devance de peu Causeway Bay, à Hong Kong, dont le mètre carré moyen est évalué à 27 884 euros sur cette même période. A noter que sur ces deux marchés, les valeurs locatives observées sont orientées à la baisse, les enseignes arbitrant leur présence en boutiques et sur la toile.

Les Champs Elysées restent l’avenue la plus chère d’Europe

L'avenue des Champs Élysées à Paris (13 255 €/m²/an) occupe la 3ème place du podium, mais vaut déjà deux fois moins que les artères new-yorkaise et hongkongaise ! La vitrine parisienne conserve son titre d'artère commerçante la plus chère d’Europe malgré la baisse de la fréquentation touristique et des dépenses des consommateurs. Au Royaume-Uni, la demande soutenue des enseignes pour des emplacements en centre-ville, toujours relativement limités en nombre, a entrainé une hausse des valeurs locatives. C'est plus particulièrement le cas à Londres, qui affiche d'ailleurs la plus forte croissance des loyers de la zone Europe ; sur ce marché les commerçants sont d'ailleurs prêts à payer un surcoût de loyer pour sécuriser les meilleurs emplacements et ainsi capitaliser sur le flux des consommateurs. New Bond Street à Londres, qui se situe à la 4ème place du classement, affiche ainsi une hausse de 14,3% de son loyer au cours des 12 derniers mois ; ce même loyer a bondi de 31,6% à Covent Garden et de 27,3% sur Sloane Street. A Milan, Via Montenapoleone enregistre une croissance de 20% de son loyer, consolidant sa 3ème position dans le classement européen, et réaffirmant ainsi son attractivité pour le shopping de masse mais aussi pour les acteurs du luxe. "Les enseignes sont aujourd'hui confrontées à de nombreux défis technologiques ; elles choisissent aujourd'hui de développer leur plateforme de shopping en ligne en parallèle et non en lieu et place de leur présence physique via leurs boutiques. Elles sont aussi amplement occupées à améliorer les standards de leur expérience clients, à l'image du nouveau magasin de Primark à Madrid ou de la restructuration de celui d'Apple sur Regent Street à Londres", analyse Justin Taylor, directeur retail pour la zone Europe chez Cushman & Wakefield.

La montée des villes asiatiques

Ginza, à Tokyo, a bondi à la 5ème place de ce top 10 avec une valeur locative de 12 103 €/m²/an. Autre évolution pour Myeongdong, à Séoul, qui gagne une place pour atteindre la 8ème position,c’est d’ailleurs la seule autre destination du top 10 à améliorer son classement cette année. Selon le spécialiste de cette zone, les distributeurs se montrent attentistes : "Les enseignes restent prudentes dans leurs projets d'ouverture de magasins, compte tenu d'un certain nombre de risques dont celui lié à une instabilité économique au niveau mondial. Cette prudence devrait perdurer en 2017. Dans le cas d'ouverture de nouveaux magasins, la priorité est donnée à la qualité du point de vente plus qu'à leur quantité. En dépit de perspectives prudentes pour la région, les enseignes nationales ou internationales devront envisager leur modèle de croissance à l'étranger, le marché domestique étant dans la plupart des cas proche de la saturation. "

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