Ouverture dominicale à Marseille

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Les 137 commerces qui ont ouvert leurs portes pour la première fois dimanche dernier à Marseille, dans le cadre de la loi Mallié, font état de débuts timides.  

Moins de 140 commerces, sur les 3.331 recensés dans la zone concernée, ont adhéré à l'initiative, coordonnée par la fédération des commerçants, la municipalité, la communauté urbaine et la chambre de commerce, et qui vise à renforcer l'attractivité économique de Marseille, notamment dans la perspective des festivités de la capitale européenne de la culture en 2013.

L'exception marseillaise

Il s'agit du premier - et du seul - accord signé en France pour une zone touristique, la loi du 10 août 2009 ne prévoyant aucune contrepartie obligatoire au travail dominical dans ce cas, contrairement aux "périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (Puce).

Il prévoit jusqu'à fin 2013, avec possibilité de revoir la clause, une journée de repos compensateur ou un complément de salaire à hauteur de 30% du Smic horaire pour quinze dimanches travaillés par an (en période de fêtes ou de soldes notamment) et de 15% pour les autres.

Sa signature par l'ensemble des syndicats, à l'exception de la CGT qui n'y voyait "aucun intérêt pour les salariés", n'avait pas empêché certaines organisations de réaffirmer leur opposition de principe à la loi. Mais elles avaient préféré fixer un cadre pour protéger les salariés.

 

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