Paiement sans contact : pourquoi Apple a eu raison de jouer la montre

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Accord avec les géants des cartes bancaires, nombreuses enseignes partenaires et technologie sécurisée… Apple arrive tard sur le paiement sans contact mais Apple Pay est le système le plus complet. Explication.

Apple Pay, le système de paiement sans contact d'Apple
Apple Pay, le système de paiement sans contact d'Apple

Deux iPhones, une montre et surtout Apple Pay. Car disons-le tout net c’est cette dernière innovation qui est la plus séduisante. Certes l’iPhone 6 n’est pas déplaisant avec ses deux tailles d’écran à la résolution encore améliorée, sa finesse, son iOS 8 performant et rapide… Mais on reste en terrain connu.

Idem, serait-on tenté de dire, avec la montre Apple Watch. S’il s’agit de la première montre connectée de la marque à la pomme et qu’elle semble jouir d’une ergonomie assez novatrice avec son remontoir qui permet de zoomer, la «smart watch » d’Apple n'apporte pas pour le moment de grosses innovations en terme d’usage (consultation de mails, textos, rythme cardiaque etc.). Pour un tarif élevé de 350 euros.

La vidéo de l'Apple Watch:

 

En revanche, Apple Pay, le système de paiement d’Apple est un gros coup. Alors que les concurrents de l’américain truffent leurs mobiles de puces NFC depuis des années (on trouve trace déjà en 2006 d’un téléphone Nokia qui en possédait une…), Apple pour le coup a préféré prendre son temps avant d’en intégrer une dans ses téléphones. Rappelons ce qu’est le NFC ou Near field Communication in extenso. Il s’agit d’une technologie permettant d’échanger des informations sur une très courte distance. Idéal pour connecter des appareils entre eux d’un simple contact ou même pour payer. Et sur c’est ce dernier point qu’Apple fait fort. La marque arrive en effet avec un écosystème complet.

D’abord la technologie pour sécuriser les transactions : la puce NFC -qui sera d’ailleurs aussi présente dans l’Apple Watch pour payer directement avec sa montre- est associée à son lecteur d’empreinte digitale ainsi qu’à la puce Secure Element qui génère un numéro de carte unique à chaque transaction. Par ailleurs, les commerçants n’auront accès à aucune des données personnelles du client payeur, ni à son code de carte. Autrement dit, les enseignes qui espéraient accroitre leur base de données clients avec le paiement sans contact en seront pour leurs frais…


Deuxième argument d’Apple, la simplicité : il suffit d’approcher son téléphone du capteur et d’appuyer sur la touche ID à empreinte digitale. Ça prend deux secondes. Idem pour le choix de la carte bancaire : l’utilisateur pourra soit payer avec celle enregistrée sur son compte iTunes (Apple bénéficie d’un immense vivier de 800 millions de comptes dans le monde), soit en photographier une avec son appareil photo pour l’enregistrer comme moyen de paiement (et tout de même confirmer son identité à la banque…).


Dernier point fort de l’Apple Pay : les partenariats. La marque a passé des accords avec les géants des cartes bancaires (Am Ex, Visa et Mastercard) pour qu’elles acceptent sa technologie de carte dématérialisée ainsi qu’avec des commerçants américains. A date il y a 220 000 points de vente qui acceptent l’Apple Pay dont Sephora, Whole Foods, McDonald’s, Macy’s, Subway, Disney et évidemment les Apple Stores. Alors que la technologie NFC progresse en magasin (218 000 points de vente en sont équipés en France pour un record de 5,4 millions de transactions au mois de juillet), l’Américain pourrait donner un coup d’accélérateur et véritablement généraliser le paiement sans contact. Et sur chaque paiement Apple prélèvera sa dime évidemment. La marque a précisé que ni les clients, ni les commerces ne seront mis à contribution aux Etats-Unis. Ce sont les banques qui paieront selon l’agence Bloomberg. La commission serait calquée selon l’agence sur celles en vigueur dans les cartes bancaire classique soit 2% de la transaction. Aujourd'hui, les commissions sont versées aux Etats-Unis par les banques partenaires des commerçants aux banques émettrices des cartes de paiement, ce qui représente un pactole annuel de 40 milliards de dollars. Un gâteau qui fait évidemment saliver Tim Cook, le président d'Apple. En choisissant d’attendre et d’arriver avec une solution complète, Apple a sans doute eu raison de jouer la montre.

L'Apple Pay en vidéo:

 

Réagir

Pseudo obligatoire

Email obligatoire

Email incorrect

Commentaire obligatoire

Captcha obligatoire

Carnet des décideurs

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.
X

Recevez chaque matin tous les faits marquants sur les stratégies digitales, omnicanales et e-commerce des distributeurs et sur les solutions technologiques conçues pour les accompagner.

Ne plus voir ce message
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA