Panasonic France peine à évaluer les conséquences du sinistre japonais

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Le japonais, qui présentait ce mardi ses nouvelles gammes d'appareils photos, téléviseurs et appareils de gros électroménager, reste prudent.

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Difficile de savoir quelles conséquences auront le séisme et le tsunami japonais sur l'activité du groupe Panasonic. Le président de la filiale française qui donnait ce mardi 22 mars une conférence de presse à Paris est dans l'expectative. "La production est à l'arrêt dans quatre usines du groupe au Japon mais l'impact sur l'activité est encore difficilement évaluable", reconnait Laurent Roussel. Si rupture d'approvisionnement il devait y avoir cela concernerait les appareils photos Lumix, segment sur lequel le japonais est leader en France avec 15,7% de part de marché en volume. "Nos usines de dalles pour téléviseurs sont situées au sud, précise Christophe Decloux, responsable marketing de Panasonic France. Ce sont nos usines d'appareils photos qui sont au nord, proches des lieux sinistrés. Nos sites sont pour l'heure debout mais il faut s'assurer qu'ils peuvent être alimentés en électricité avant de les remettre en route."
 
Concernant ses partenaires distributeurs en France, le groupe japonais a noté que certains avaient avancé leurs programmations de commande pour être sûrs d'avoir les stocks suffisants en cas de rupture. "C'est particulièrement vrai pour les distributeurs spécialisés dans la photo qui sont dépendants des japonais", note Christope Decloux.
 
Les dix ans de la gamme Lumix
Malgré ces incertitudes, le groupe présentait ses nouvelles gammes de produits. Toujours leaders sur le marché de la photo en volume (mais troisième en valeur du fait de sa faible présence sur les gammes Reflex), Panasonic fête les 10 ans de la gamme Lumix avec la sortie de modèles grands angles les petits TZ et le bridge FZ. La marque vise aussi les utilisateurs sportifs avec des modèles étanches dotés de boussoles. Côté hybride, le groupe nourrit de gros espoirs sur la gamme G qui s'est vendu à 32 000 exemplaires en 2010. "Nous espérons en vendre 100 000 cette année", indique Laurent Roussel. Côté télévision, le japonais espère enfin décoller et atteindre les positions que le groupe a acquises dans des pays comme l'Allemagne et la Grande-Bretagne. "Là-bas, nous sommes le deuxième ou troisième acteur avec 15% de part de marché", fait observer Christophe Decloux. Concentré sur le haut de gamme plasma en France, le japonais ne dépasse pas les 5% de part de marché. "Mais nous avons fait des efforts sur le design cette année car ça n'a jamais été notre fort, reconnait Laurent Roussel, et nous avons investi dans une usine d'écrans LED car c'est là que se fait le gros du marché aujourd'hui." En revanche, le japonais n'envisage pas d'avoir une distribution plus large de ses téléviseurs que l'on retrouve principalement chez les multispécialistes (Fnac, Darty...) et les spécialistes. Côté gros électroménager, le groupe, qui cherche à s'imposer en France sur ce marché depuis 2009, se concentre sur le haut de gamme avec des réfrigérateurs combinés et américains classés A++ et des lave-linge qui consomment 55% d'énergie en moins que des modèles classés A.
 
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