Parfum de fête

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Surgelés, crémerie et frais non laitier sont plutôt à la fête. Et ce par ordre croissant. La tendance du fait-maison trouve ici une traduction très concrète avec des chiffres qui donnent parfois le vertige. Le jambon cru s'envole de 9% et son cousin le jambon cuit progresse de 5%, les pâtes ménagères gonflent leurs ventes de 8%... et les exemples sont nombreux, sans oublier le lait ou les oeufs. Pas mal, alors que la crise est dans tous les esprits.

Le climat n'est donc pas à la morosité dans les réfrigérateurs, ces derniers n'ayant vraisemblablement pas beaucoup de difficultés à se remplir, pour tous les moments de consommation, de l'entrée au dessert surgelé. Selon SymphonyIRI Group, en volume, l'ensemble du frais libre-service a progressé de 3,8%, certainement poussé par une faible baisse des prix.

La crémerie a repris des couleurs, mais le frais non laitier s'affiche comme le grand bénéficiaire. Dans le secteur des produits de la mer, c'est même à se demander quelle mouche a piqué les acheteurs, avec des hausses à deux chiffres pour le surimi, la saurisserie et le saumon fumé. C'est presque un parfum de fête, puisque le foie gras frais suit la même tendance. Si les Français se mettent à cuisiner de cette manière, de beaux jours restent à venir... même s'ils sont loin d'avoir délaissé les sandwiches, pizzas et les produits de snacking. Serait-ce le fameux french paradox ?

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Article extrait
du magazine N° HSPGCSIAL

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