Paribas multiplie les rachats dans l'agroalimentaire

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· Après Panzani-William Saurin, Stoeffler va tomber dans l'escarcelle de la banque d'affaires · Qui affirme ne pas vouloir constituer un nouveau groupe agroalimentaire

Dans les jours qui viennent, Stoeffler, une filiale de Danone, leader des spécialités alsaciennes avec 14 200 tonnes pour 406 millions de chiffre d'affaires, sera vendue à NHG (Nouvel Holding Guyomarc'h). En quelques mois, le pôle agroalimentaire de Paribas vient ainsi d'avaler une grande partie de l'activité épicerie de Danone, Panzani, William Saurin, Agnesi en Italie, Amora-Maille, Liebig en Belgique, mais aussi la Société bretonne de Salaisons, un des leaders du jambon cuit. La banque de la rue d'Antin, qui contrôle par ailleurs Royal Canin et Guyomarc'h (nutrition animale), Père Dodu, les vins Mestrezat à Bordeaux, Saupiquet et détient une participation minoritaire dans Doux, chercherait-elle à constituer un nouveau géant de l'agroalimentaire français ? Les dirigeants affirment que non. « Nous accompagnons un bout de chemin les firmes dont nous prenons le contrôle, explique-t-on chez Paribas. Notre métier, c'est d'acheter, de gérer, puis de revendre. Le management est indépendant sans pour autant que la banque soit un actionnaire dormant : elle connaît les métiers, leurs contraintes, le marketing, le potentiel de développement. »

Ainsi, en 1991, Paribas a racheté Royal Canin. En 1993, la banque se voit offrir 800 millions pour cette firme. Elle refuse. En 1996, Royal Canin est introduite en Bourse. Aujourd'hui, sa capitalisation boursière frôle les 3 milliards de francs ! NHG pour sa part pèse 15 milliards de francs mais la banque n'entend nullement consolider ces activités.

De son côté, Gérard Micheleau, qui dirige Stoeffler, estime que « le changement d'actionnaire constituera une opportunité pour asseoir son rôle de référent de la cuisine alsacienne, gagner en notoriété, en diffusion des produits ». A condition de sortir la tête haute d'une stratégie « double axel », comme on dit en patinage. Fin 1996, Stoeffler a été mise sous le boisseau pour tout vendre sous la marque Table de Maître Kanter, laquelle appartient à Kronenbourg. Il faudra ressortir l'ancien label et revoir tous les emballages. Le consommateur s'y retrouvera-t-il ? « Nous avons gardé le cobranding et l'architecture décorative des deux marques. Il ne s'apercevra de rien », soutient le patron de l'affaire alsacienne.
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Article extrait
du magazine N° 1578

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