Marchés

Pas de printemps pour les insecticides

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Fortement dépendant de la météo, le marché des insecticides ménagers a souffert depuis le début de l'année. Un accident conjoncturel qui ne remet pas en cause l'existence de perspectives prometteuses.

La diversification d’Eau écarlate Spécialiste de la reprise des «belles endormies», Eau écarlate a d’abord acquis Catch (Sara Lee) fin 2011, puis Zensect (Cadum & Iba/L’Oréal) en juillet 2012. Ces deux acquisitions permettent à l’entreprise de se positionner comme un acteur important du rayon, en outsider face à SC Johnson (Pyrel, Raid, Baygon). Parmi les innovations 2013 de Catch, un «3 pour 2» antimoustiques, pack de diffuseurs qui s’affiche avec un prix de vente conseillé à moins de 10€.
La diversification d’Eau écarlate Spécialiste de la reprise des «belles endormies», Eau écarlate a d’abord acquis Catch (Sara Lee) fin 2011, puis Zensect (Cadum & Iba/L’Oréal) en juillet 2012. Ces deux acquisitions permettent à l’entreprise de se positionner comme un acteur important du rayon, en outsider face à SC Johnson (Pyrel, Raid, Baygon). Parmi les innovations 2013 de Catch, un «3 pour 2» antimoustiques, pack de diffuseurs qui s’affiche avec un prix de vente conseillé à moins de 10€.

La météo printanière n'a pas été tendre pour les industriels de l'insecticide. Dans les rayons DPH des enseignes alimentaires, l'offre estivale n'a été déployée qu'à la mi-mai, soit avec un bon mois de retard.

+ 3%, à 136 M € L'évolution des ventes des insecticides ménagers, aux rayons DPH, en hypers et supers, en 2012 vs 2011

Source : Iri ; origine : industriels

- 3,9%, à 38,1 M € L'évolution du chiffre d'affaires des insecticides ménagers, GMS et spécialistes, en 2012 vs 2011

Source : GfK

« C'est une évidence, nous sommes très dépendants de la météo, qui a été très capricieuse ces derniers temps. Mais je reste confiant. Il suffira d'une fin de printemps correcte pour que nos amis les insectes apparaissent. Et les ventes décolleront enfin », affirme un industriel. Ce dernier insiste aussi sur le potentiel de son marché : « Il y a les mouches, les moustiques, les mites, les guêpes, mais aussi toute une série de nouvelles espèces, comme le frelon asiatique, le moustique tigre ou la punaise de lit, qui gagnent régulièrement du terrain et qui constituent pour nous de vrais relais de croissance », souligne-t-il. Autre bonne nouvelle, l'émergence d'une offre « verte » qui semble se confirmer, dans les circuits « bio » bien sûr, mais aussi dans certaines jardineries et GSB où l'offre est traditionnellement plus riche et bénéficie d'une mise en place prolongée par rapport à la distribution alimentaire.

 

Un géant américain 

Dans les rayons de cette dernière, c'est Pyrel qui exprime le mieux cette tendance. La marque appartient au groupe américain SC Johnson, qui exploite parallèlement Raid et Baygon. Un portefeuille de marques puissantes qui permet à son propriétaire d'occuper tous les terrains, et qui lui assure par la même occasion le leadership du rayon, avec une part de marché estimée à environ 50% en valeur.

Catch, qui se positionne comme la quatrième marque généraliste, n'en revendique pour sa part qu'environ 12%. Un pourcentage qui constitue néanmoins une jolie performance dans la mesure où Catch - tout comme Pyrel, cédé par Sara Lee lors de son désengagement du secteur des insecticides - n'a rejoint Eau écarlate, son nouveau propriétaire, qu'à la fin 2011.

« Nous voulons redynamiser la marque, déclare Jean-Renaud Lutt, directeur marketing d'Eau écarlate. Nous avons revu sa charte graphique pour réaffirmer son positionnement sur le terrain de l'efficacité. Nous misons également sur l'innovation pour achever de construire une offre complète. Avec un effort particulier cette année sur le segment des antimoustiques. Des innovations qui seront soutenues en communication, puisque la marque reviendra sur les petits écrans, pour la première fois depuis huit ans, dans le courant de l'été », note le directeur marketing.

 

Biocides comme directive

Au-delà de ces quatre marques qui dominent, donc, le rayon DPH des circuits alimentaires, il existe quelques acteurs de tailles beaucoup plus réduites qui, tout comme l'an dernier, se préoccupent surtout de la mise en place de la directive européenne Biocides et de ses conséquences sur leur activité. « Compte tenu des coûts d'homologation des principes actifs et des formulations, innover sur ce marché réclame une capacité d'investissement de plus en plus importante, hors de portée pour certains d'entre nous. La concentration du secteur est en marche », atteste l'un d'entre eux.

Les volants devant

Chiffre d’affaires des segments du marché des insecticides, en M€, en 2012, au rayon DPH des GSA, HM+HM

Source : Iri ; origine : industriels

Si les produits antimouches et antimoustiques sont restés en 2012 les rois du rayon, les antirampants (cafards...) ont réalisé une croissance d'environ 10%, nettement supérieure à la moyenne du marché.

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