Pas si facile de communiquer sur la pêche en eau profonde

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La fin d’année 2013 aura été marquée par la médiatisation de la pêche en eau profonde au chalut, qui n’est finalement pas interdite par le Parlement européen. Les associations écolos et les distributeurs se sont emparés du thème. Mais pas toujours de façon très habile…

Les associations écolos et les distributeurs se sont emparés du thème. Mais pas toujours de façon très habile…
Les associations écolos et les distributeurs se sont emparés du thème. Mais pas toujours de façon très habile…

Ça commence par une image choc. L’association Bloom, ONG qui entend préserver les écosystèmes sous-marins, déploie une campagne de publicité qui ne passe pas inaperçue : sous l’eau, alors qu’un bateau pêche au chalut, on assiste à un séisme comparable à une bombe atomique, tant les écosystèmes sous-marins sont détruits au passage des filets, dit en somme l'association Bloom. Une image « inacceptable » selon Fabien Dulon, directeur de la Scapêche et principal visé par cette campagne.

En même temps, une deuxième vague de communication contre cette pêche est déclenchée avec la BD de Pénélope Bagieu, qui explique de façon pédagogique, voire parfois démago, le drame de cette pêche…

 

La réplique de la Scapêche ne tarde pas. Mais semble insuffisante…Intermarché s’enlise alors en adressant un communiqué nominatif à Claire Nouvian, fondatrice de Bloom. Les autres distributeurs ne tardent pas à s’emparer aussi du sujet : Casino envoie une lettre à Bloom dans laquelle elle stipule qu’elle arrêtera dès 2014 la commercialisation du brosme, du grenadier de roche et du sabre noir. Pour plus de précision, inutile de s’adresser à Casino, qui refuse de communiquer sur ce thème… et renvoie vers Bloom.

Carrefour prend quant à elle la même décision le 10 décembre au matin, soit le jour du vote au Parlement européen. Un timing choisi ? « C’est davantage l’engouement du public pour ce thème que le vote au Parlement qui a dicté notre décision. C’est surtout l’aboutissement de notre politique, car nous avions divisé par 4 nos approvisionnements depuis 2007 sur ces espèces » explique Hervé Gomichon, directeur qualité et développement durable chez Carrefour.

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