"Patron incognito" sur M6 : qui est Laurent de la Clergerie, fondateur de la société LDLC ?

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Dossier Laurent de la Clergerie, fondateur de la société LDLC, passe ce lundi soir, le 17 janvier, dans l'émission "Patron Incognito" sur M6. Celui qui s'est illustré avec la mise en place de la semaine de 32 heures sur quatre jours, avec maintien du salaire, s'est grimé pour intégrer trois de ses équipes à Nantes et Besançon. LSA avait fait, pour la dernière édition de l'année 2021, son portrait à l'occasion des Trophées de l'innovation.  

Laurent de la Clergerie passe ce lundi soir dans l'émission "Patron incognito" diffusée sur M6.
Laurent de la Clergerie passe ce lundi soir dans l'émission "Patron incognito" diffusée sur M6.
En dates
  • 1970 : naissance
  • 1994 : création de Easy Soft, qui deviendra un an plus tard LDLC
  • 1997 : lancement du site e-commerce de l’entreprise (7 sites dans le groupe à présent)
  • 2015 : création de l’école LDLC
  • 2018 : ouverture de la première boutique LDLC, à Lyon. Une centaine ont ouvert depuis
  • 2020 : introduction en Bourse de l’entreprise
  • 2021 : une grande partie des équipes de LDLC passent à la semaine de 32 heures sur quatre jours, avec un maintien du salaire à 100%

«Je voudrais proposer la semaine de 32 heures sur quatre jours avec maintien à 100 % du salaire pour tous, seriez-vous d’accord pour signer cela ? » Difficile à croire, c’est bien le président du directoire de LDLC qui s’exprime, en ce jour de juin 2020, devant les représentants RH et les syndicats. L’idée trottait depuis longtemps dans la tête de Laurent de la Clergerie, le fondateur de cette société de distribution de produits high-tech. Six mois après, 1 000 collaborateurs de cette entreprise lyonnaise passaient à la semaine de quatre jours, y compris parmi les équipes de certains magasins du groupe. Une première en France à une telle échelle !

Inutile de le préciser, lui est loin de se cantonner à 32 heures de travail par semaine. Car des projets, cet entrepreneur dans l’âme en accumule : « J’ai tellement d’idées que je n’arrivais pas à toutes les lancer. J’ai donc créé une école LDLC pour former des entrepreneurs auxquels je voulais donner mes idées à développer ! », s’amuse-t-il. Cette école, sortie de terre en 2015, a constitué un de ses autres combats : « C’est l’école que j’aurais voulu faire pour devenir entrepreneur », avance-t-il, regrettant de ne pas avoir fait d’école de commerce.

Chasse au trésor

Ses regrets ne doivent pourtant pas être nombreux. En 1994, une fois son diplôme de l’École supérieure de physique chimie électronique de Lyon en poche, il crée un site marchand de produits électroniques, baptisé Easy Soft. Frère, sœur, mère, toute la famille monte au capital pour le soutenir, excepté son père à qui il veut revendre sa société. Ses 50 000 F d’économies (l’équivalent actuel de 10 800 €)et l’aide familiale ne suffisent pas à nourrir son projet. Laurent de la Clergerie participe donc à une chasse au trésor proposée par Paris Match. Il remportera le premier prix, 100 000 F ! Une grande partie servira au lancement de sa société, qui décollera réellement en 1997.

Le deuxième coup de boost viendra de son introduction en Bourse, en 2020. Aujourd’hui, Laurent de la Clergerie est à la tête d’une entreprise de plus de 750 millions d’euros. Mais se reposer sur ses lauriers ne fait pas partie de ses plans. En 2019, il a ouvert un espace de 1 000 m2 dans Lyon dédié à la réalité virtuelle. Il planche, pour 2022, sur l’ouverture d’une ferme proposant de l’agrotourisme et d’un fast-food végétarien. Avec des fermiers et des salariés travaillant 32 heures par semaine, évidemment. 

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Article extrait
du magazine N° 2679-2680

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