Pays de la Loire : en plein renouveau

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PME - en plein renouveau

«L’esprit grand ouvert », telle est la devise des Pays de la Loire, selon son conseil régional. Cette maxime caractérise bien les quelque 9 500 PME recensées dans la région. Des acteurs ancrés dans leur territoire, mais qui n’hésitent pas à sortir pour capter les tendances et développer des innovations. « La technologie de coextrusion qui nous permet de fabriquer nos Apéro Bomb’s, nous l’avons découverte lors d’un voyage d’étude au Brésil », explique Tugdual Rabreau, cofondateur de Paso. Cette PME est née en 2005 avec l’ambition de faire connaître le Préfou, spécialité vendéenne, en le proposant pour l’apéritif et en le commercialisant via la grande distribution. Dix ans plus tard, il est référencé par les enseignes au niveau national et part à la conquête des États-Unis.

Et ce n’est pas le seul produit du terroir réinventé à s’exporter. « Nous avons été les premiers, il y a plus de quinze ans, à proposer un sel de terroir, rappelle Ronan Loison, directeur général de la coopérative Le Guérandais. À l’époque, nous étions seuls. Aujourd’hui, le sel d’origine constitue un segment spécifique dans le rayon, et est identifié en tant que tel par les panélistes. »

Apporter de la valeur ajoutée

La coopérative fonctionne comme une PME et emploie une soixantaine de personnes. Elle fait aussi travailler environ 200 paludiers. Car les PME sont moteurs dans le dynamisme économique de leur territoire. Aux Côteaux Nantais, 119 personnes sont en CDI, et environ 200 saisonniers sont employés pendant la récolte des fruits. Cette PME est pionnière en matière d’agriculture biodynamique. « Très contraignante, elle est encore peu utilisée dans les vergers, mais, pour nous, c’est le futur de l’agriculture biologique », indique Noah Courtial, son directeur marketing.

Au fil des ans, l’entreprise a aussi développé ses activités. Elle propose des produits transformés afin de ne pas jeter les fruits écartés au moment du calibrage. « L’innovation est très importante. Elle peut aboutir à une nouvelle recette, un nouveau packaging, et même à de nouvelles variétés de pommes. Par exemple, nous avons créé, l’an passé, en collaboration avec l’Inra, la Lafayette », poursuit Noah Courtial.

« En tant que PME, il faut être différent et apporter de la valeur ajoutée si l’on veut que notre marque existe en rayons face aux multinationales, affirme Édith Giffard, à la tête des liqueurs et sirops Giffard. Il y a trois ans, nous avons suivi une formation à la CCI, qui nous a aidés à structurer le processus d’innovation. À la suite de quoi, nous avons mis en place un pôle d’innovation. » D’où sont sorties les Royal Soup’, des préparations pour cocktails permettant de réaliser, sans faute de dosage, des déclinaisons de la célèbre soupe angevine.

« S’inscrire dans la durée »

L’innovation peut aussi concerner les méthodes de production. Maison Royer, spécialisée dans l’élevage d’escargots bio, a développé une machine permettant de recueillir leur bave pour la confection de cosmétiques vendus en pharmacies et en magasins bio. De son côté, PP Fruits a adapté la haute pression à la production de dés et de soupes de tomates bio. Une pasteurisation à froid qui évite le recours à des conservateurs et préserve les saveurs. « Quand j’ai fait mon mémoire d’ingénieur il y a vingt ans, la région était déjà fer de lance pour cette technologie en France », confie Marc Pajotin, cofondateur de la TPE. Pour acheter la machine à haute pression, celle-ci s’est associée à d’autres industriels du pays nantais : les PME Miti et Tallec, et l’ETI Fleury Michon.

Toutes ces PME pourraient un jour se transformer en prospères ETI, à l’instar de Sodebo ou Brioche Pasquier, qui ont toujours misé sur l’innovation. « Cela représente 25 % de notre chiffre d’affaires », confie Philippe Rondeau, directeur marketing de Sodebo. Pour Estelle Lefevre, directrice marketing de Brioche Pasquier : « L’objectif est de créer des produits qui s’inscrivent dans la durée, à l’instar de Pitch, qui fête ses 30 ans. Choco Barre, la dernière innovation sous cette marque, est la première rotation de sa catégorie en hypermarchés. » Et même si la société s’est internationalisée, son siège est toujours dans les Pays de la Loire, et la brioche vendéenne fait toujours partie de son offre.

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Article extrait
du magazine N° 2429

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