Pêches et abricots, la relance attendue cet été

Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer
Le constat est accablant : au cours des quinze dernières années, la consommation des fruits d'été a chuté de 40% ! Les campagnes de communication n'ont pas permis de freiner cette érosion. Et les querelles entre producteurs et distributeurs - notamment sur les tarifs -, vives en 1996, n'ont en rien dopé ce marché. Au contraire. Dans ce contexte de crise aiguë, et au moment où les premières prévisions de récolte laissent entrevoir de meilleurs résultats, tous les acteurs entendent oublier leurs différends. En témoigne la volonté de relance affichée lors du dernier congrès Europech', organisé les 29 et 30 avril à Perpignan.

Premier constat : en France, les campagnes d'affichage organisées par l'Afcofel sur le thème « Les fruits d'été, c'est maintenant ou dans un an » n'ont pas permis d'augmenter les ventes en GMS (+0,85% en quatre ans). Cet été, l'Afcofel a donc décidé de revoir sa copie en engageant une série d'actions en trois points dans les magasins : mise en place de personnel en rayon (accueil et conseil), balisage d'espaces spécifiques sous le label Fruits d'été de France et, enfin, mise à disposition du client de documents didactiques (informations et conseils pour la conservation, recettes).

De leur côté, la plupart des distributeurs ont tranché sur le mode de vente en rayon : « Aujourd'hui, le consommateur souhaite se servir lui-même, affirme Jean-Claude Lefèvre, responsable des achats fruits et légumes chez Promodès. Le libre-service reste l'option la plus efficace. Pour preuve, nous réalisons cinq fois plus de tonnage en " Servez-vous " qu'en vente assistée ». Même si l'Afcofel montre une préférence pour la vente assistée - pratiquée par certains magasins, LSA n° 1438 -, qui permet de vendre un plus grand nombre de variétés à des prix généralement plus élevés

La détente entre producteurs et distributeurs devrait en outre être facilitée par le bon niveau qualitatif et quantitatif des récoltes en cours : dans ce domaine, les prévisions européennes placent la France et l'Espagne dans une position enviable, tant pour la pêche que pour l'abricot : 600 000 tonnes pour la récolte française (615 000 en 1996), un million pour l'Espagne (996 000 en 1996). En revanche, la Grèce (408 000 t, contre 978 000) et l'Italie (1 300 000 tonnes contre 1 760 000) voient leurs volumes s'effondrer. « Une situation, analysent les professionnels, qui devrait constituer un précieux atout, même pour l'exportation. »
Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 1540

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

X

Recevez chaque semaine l’essentiel de l’actualité des marchés, des distributeurs et des fournisseurs de produits alimentaires.

Ne plus voir ce message
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA