Père Dodu entièrement contrôlé par Doux

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· Huit ans après avoir été scindée par Paribas, la marque Père Dodu est réunifiée · Doux rachète Soprat, qui en a fait le porte-drapeau des panés

Désormais, Doux, premier producteur et exportateur européen de volailles (7,75 milliards de francs de chiffre d'affaires), détiendra et managera seul la marque Père Dodu. Le 6 mai, il a racheté la société Soprat, filiale à 100% de Paribas, avec laquelle il partageait jusqu'alors cette signature.

Doux s'offre ainsi, pour un montant non communiqué, le pôle « produits élaborés » de Père Dodu. En reprenant le site de Soprat, basé à La Vraie-Croix (Morbihan) qui réalise 470 millions de chiffre d'affaires, avec quelque 20 000 tonnes de produits transformés. Et plus spécialement des panés de volaille, (10 à 15% de croissance), segment dont la marque Père Dodu est leader et distribuée dans 95% des GMS.

Doux exploitait jusqu'alors la marque Père Dodu sur une offre moins sophistiquée : volailles entières, découpes. Mais aussi sur des produits cuits (+20% de croissance) et de la charcuterie de volaille (+30 à +35%). Ce qui n'empêchait pas le géant de s'intéresser aux produits élaborés jusqu'ici commercialisés sous la marque Lérial ou en MDD.

Ainsi a-t-il investi en 1991 pour monter une usine de transformation à Quimper, dont la capacité a été doublée l'année dernière, atteignant 390 millions de francs de chiffre d'affaires, pour 20 000 tonnes de produits. « La production des sites de La Vraie-Croix et de Quimper étant parfaitement complémentaires, l'ensemble devrait représenter, fin 1998, une capacité de plus de 50 000 tonnes de produits finis (panés, cordons bleus, nuggets, produits cuits aromatisés et fumés ), pour un chiffre d'affaires de 1 milliard. Ce qui nous permet de prendre une place prépondérante sur le marché des produits élaborés à base de volaille », indique-t-on chez Doux.

Réunifiée après avoir été « coupée en deux »

Voilà donc la marque Père Dodu réunifiée, huit ans après avoir été « coupée en deux », en octobre 1990, lorsque la Compagnie financière Paribas avait décidé de scinder son activité volaille alors rassemblée dans sa filiale Guyomarc'h. Le pôle volaille fraîche était cédé au groupe Doux ; seuls les produits élaborés étant conservés par Guyomarc'h. « Difficile de conduire des stratégies commerciales offensives en partageant la direction de la marque », avouent aujourd'hui les intéressés.
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Article extrait
du magazine N° 1584

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