Petitjean, le vrai roide la quenelle

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Inventeur de la quenelle en conserve, Petitjean réinvente aujourd’hui ses codes pour écrire une nouvelle page de son histoire.

Au royaume de la quenelle, Petitjean veut rester le roi. Pour conserver sa couronne, la marque historique de quenelles, et garnitures a opté pour une stratégie plus offensive en 2014. « Nous allons réinvestir une cuisine du quotidien simple et accessible avec des ­innovations qui permettront aux consommateurs de se réapproprier les produits et de redynamiser la catégorie », prévient Xavier Paquet, chef de la marque.

En attendant, Petitjean a fait évoluer son identité visuelle. Le logo a été revisité, en version plus féminine. Le visuel remet le produit au centre, plus axé sur la gourmandise. « Nous suggérons le mode de préparation plus que le mode d’usage », insiste Xavier Paquet. Pour casser l’image industrielle d’un produit dont la mise en boîte remonte à 1863.

Fabricant de quenelles fraîches à Lyon, c’est à Paris que M. Petit­jean invente la quenelle en conserve qu’il fabrique dans une usine située dans le quartier des Halles, à proximité de sa boutique du 3, rue Pierre-Lescot. Le succès aidant, il installe une deuxième usine au Pré-Saint-Gervais, qui lui permettra de se diversifier dans les conserves de légumes et de fruits grâce à la proximité des cultures maraîchères. Au décès de M. Petitjean, en 1913, l’affaire est reprise par son associé qui ouvre une deuxième boutique dans le IVe arrondissement. Il continue de se diversifier avec un département poisson et perfectionne les méthodes de fabrication. Entre les années 1930 et 1960, la société implante de nouvelles usines sur des lieux de production, à Senas (13) et Pouilly-sur-Serre (02), mais aussi au Maroc, et de pêche à Hennebon et Belle-Ile-en-Mer, en Bretagne.

Pour la sage famille comme pour Madame Foldingue

Rachetée par Danone à la fin des années 60, la marque communique dans les années 70 auprès du grand public par voie de presse et d’affichage évoquant le plaisir gustatif et simple des quenelles en boîte. C’est en 1972 que Petitjean lance sa première campagne télé avec des spots familiaux, centrés sur la marque. Vingt ans plus tard, celle-ci s’illustrera avec ses sagas portées par l’actrice Claire Nadeau qui sévit alors dans Cocoricocoboy, où elle joue une certaine Madame Foldingue. Sa personnalité tout en décalage convient bien au ton tout en dérision de ces nouvelles publicités. Tout comme celle d’Anne Roumanoff, qui lui succédera en 1995.

Côté innovation, les Quenelles à la lyonnaise sont lancées au début des années 90, suivies en 1996 par les premium Quenelles en fête. En 2013, Petit­jean, passé dans le giron de William-Saurin, fête ses 150 bougies et en profite pour créer un nouveau segment : les Maxi Quenelles, dont la taille est plus grande et la texture plus aérée et onctueu­se pour se rapprocher des quenelles fraîches, son métier d’origine, dont elle a définitivement arrêté la commercialisation…en 1998 ! 

En dates

  • 1863 Petitjean crée la quenelle en conserve.
  • 1909 Diversification de l’activité.
  • 1972 Campagne pub télévisée.
  • 1998 Arrêt des quenelles fraîches.
  • 2013 La marque lance des Maxi Quenelles.

En chiffres

  • 25 M € de CA en 2013
  • 50% du marché des quenelles en volume (54% en valeur)

Source : Petitjean

1 commentaire

Rachel

21/04/2016 23h02 - Rachel

Alors oui ces quenelles ne sont pas mal, mais après y avoir trouvé du bois découpé et des feuilles d'arbre je n'ai reçu qu'un bon de 5 euros de la marque bien sûr !

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Article extrait
du magazine N° HSEPICERIE2014

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