Philippe Mangin (Coop de France) va passer la main

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Le président de Coop de France a annoncé qu’il ne se représenterait pas pour un nouveau mandat à la tête des coopératives agricoles et agroalimentaires. Il estime que rien n’est réglé de la crise agricole, et veut passer des partenariats avec les enseignes.

Le président de Coop de France, Philippe Mangin, va annoncer sous peu des accords cadres avec les enseignes
Le président de Coop de France, Philippe Mangin, va annoncer sous peu des accords cadres avec les enseignes

Le président de Coop de France ne le sera plus l’an prochain. Après 15 années de mandat, il entend laisser la place. “J’ai soutenu la nécessité du renouvellement des générations au sein du modèle coopératif pour assurer sa pérennité. C’est valable pour moi. Je m’en vais. La structure est en ordre de marche. Lors du Congrès des coopératives, en décembre, je ne serai pas candidat, et un plan stratégique sur cinq ans sera présenté”. Le président de Coop de France n’aura pas ménagé sa peine pour que les coopératives agricoles soient entendues par les pouvoirs publics, gouvernement et députés, et dans les médias. Le lobby, qui pèse 85 milliards d’euros de chiffre d’affaires et représente 40 % de l’alimentation en France, est désormais écouté, presque autant que la FNSEA, plus même sur les questions de fiscalité et de compétitivité des entreprises.

Pas de mesure structurelle

En revanche, la crise agricole, elle, reste. Pour le président de Coop de France, les mesures prises récemment par le Premier ministre et l’Union européenne restent insuffisantes. “Il y a une réponse de court terme pour la situation des exploitations, mais il n’y a pas de décision structurelle permettant aux entreprises agroalimentaires de gagner en compétitivité, ni sur le plan fiscal, ni sur le coût du travail”, a-t-il regretté. Il souhaite que l’Europe remette en place une batterie de mesures pour soutenir l’agriculture européenne, notamment pour le porc et le lait. Mesures qui ne sont pas à l’ordre du jour…

Des accords avec les enseignes

Le président de Coop de France veut également ouvrir une nouvelle ère pour les relations commerciales entre les coopératives et la distribution, lesquelles sont souvent “difficiles”. Le 23 septembre, une charte sera signée avec la FCD, qui visera à soutenir les produits et les marques des coopératives, qui sont “différenciants”, “éthiques”, “durables”. Ces accords rappellent ceux que la Feef signe depuis plusieurs années avec la distribution, et qui permettent de rapprocher les entreprises et les enseignes, notamment au sein de groupes de travail ou via l’organisation de mini-salons. Dans la foulée, des accords enseignes par enseignes pourraient être annoncés, juste avant les négociations commerciales de 2016, qui débutent en octobre.

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