Philippe Manzoni remet les Mousquetaires à l’honneur

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Dossier En trois ans, le président d’Intermarché a réussi à relancer l’enseigne, rajeunir ses cadres, moderniser ses structures et fédérer les troupes autour d’un projet porteur. De quoi redorer le blason des Mousquetaires.

Un peu surpris et surtout très fier, c’est ainsi que Philippe Manzoni reçoit le trophée LSA du manager 2013 de la distribution alimentaire. Fier… Pas trop pour lui, en bon modeste qu’il est, mais beaucoup pour les Mousquetaires. Ces derniers ont longtemps été catalogués comme les vilains petits canards d’un secteur qui en compte pourtant un certain nombre.

Dans ces conditions, que ses pairs et les industriels membres du jury des Trophées de LSA saluent dans une belle unanimité la performance de son enseigne sonne autant comme une récompense que comme une belle revanche pour des Mousquetaires – le groupement dont est issu Intermarché – souvent ostracisés et parfois décriés pour leurs velléités sectaires. «Je n’ai pas le souvenir qu’Intermarché ait reçu ce type de distinction depuis que j’y exerce des responsabilités », note Philippe Manzoni qui revendique sa « fierté viscérale à l’enseigne».

Nous avons beaucoup gagné en vitesse d’exécution, notamment dans le domaine de l’innovation avec la mise en place du flux poussé, mais c’est un domaine fondamental pour la performance, où l’on doit encore progresser.

 

Un plan de relance réussi

Force est de constater que, sous sa présidence, l’image d’Intermarché a profondément évolué. Il a d’abord très vite éteint les premiers feux d’une fronde des hypers lancée après le départ fracassant de son prédécesseur, le très virulent Éric Mozas.

Dans le même tempo, il a lancé un vaste plan de relance. À coups d’injection à haute dose de marques nationales avec 1500 références de plus en deux ans, certes. Mais le plan porte ses fruits, à l’image de la série en cours de 27 périodes de quatre semaines consécutives de hausse de parts de marché.

 

« Déléguer et faire confiance »

Surtout, il a constitué une équipe d’adhérents «jeune, motivée, soudée », selon ses propres termes, aux têtes bien faites, et pragmatiques. Une garde rapprochée qui s’est ellemême attelée à rajeunir ses cadres, adhérents comme salariés, et sur laquelle il s’appuie. « En magasins, la performance passe par l’équipe, la délégation et la confiance même s’il faut un chef d’orchestre, c’est ce que j’ai voulu mettre en place à la tête d’Intermarché

Cette rénovation aux faux airs de révolution silencieuse pour qui connaît bien ce groupement, Philippe Manzoni a aussi su la mener parce qu’il connaît parfaitement les arcanes de ce corps social complexe. Il y a supervisé les achats, le marketing, l’international, après en avoir été salarié à ses débuts. Et l’homme s’est révélé beaucoup plus pugnace que ses abords courtois ne le laissent penser. Il se dit luimême «tenace et engagé», en même temps qu’à « l’écoute ». Visiblement le bon mix.

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