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Pauline LaIgneau, cofondatrice de Gemmyo

Le syndrome de la bonne élève

«Si on t’organise une vie bien dirigée où tu t’oublieras vite… » Ces paroles de France Gall illustrent bien le parcours de Pauline Laigneau, cofondatrice de Gemmyo. La native de Paris semblait avoir sa voie toute tracée. Normalienne et agrégée d’anglais, la jeune femme se présente au concours de l’ENA. Mais elle loupe l’épreuve redoutée du grand oral : « J’ai obtenu la note de 2 sur 20! Cette expérience m’a été salutaire. Je me suis rendu compte que je poursuivais le rêve de mes parents qui n’avaient pas fait d’études. Le syndrome de la bonne élève…» Cette grande sportive, qui pratique le ski et la natation, intègre alors HEC en 2009, où elle contracte le virus de l’entrepreneuriat. Une fois diplômée, et fiancée, elle a l’idée de créer –en cherchant sa bague avec son futur mari – une boutique en ligne de joaillerie, avec une offre se différenciant des grandes maisons de la place Vendôme. Neuf ans plus tard, la DNVB est devenue une enseigne phygitale, avec trois boutiques en propre à Paris, Lyon et Toulouse. L’entrepreneuse désormais confirmée a créé il y a un an son podcast, Le Gratin, pour inspirer de futures vocations.

M. D.