Avec SmartOne, les objets connectés ont leur franchise [En images]

Un an jour pour jour après son ouverture, la boutique SmartOne, spécialisée dans la vente d’objets connectés et située à Fontainebleau, veut se développer rapidement via un réseau de franchisés. Une vraie première sur ce marché en plein essor, qui séduit de plus en plus les acteurs du retail.

SmartOne
La boutique SmartOne en images

Lancé le 4 novembre 2014, le concept SmartOne souffle sa première bougie. Dans cette boutique...

Il souffle tout juste sa première bougie. Le premier magasin pilote SmartOne, situé au cœur de Fontainebleau (77), propose depuis le 4 novembre 2014 des accessoires et des objets connectés. "Les premiers IoT (Internet des Objets, NDLR) ont attiré particulièrement mon attention et m'ont semblé tendre vers l'évolution naturelle de nos objets quotidiens, explique Cédric Pradel, Directeur général de SmartOne France et cofondateur avec David Thirion. Au retour du salon Oracle Open World à San Francisco, j'ai été convaincu que cette révolution était déjà en marche du côté des constructeurs et des éditeurs". Les deux entrepreneurs souhaitent saisir les opportunités de ce marché en plein essor. "SmartOne a choisi de se positionner non seulement sur ce marché naissant mais aussi par extension sur le marché des accessoires haut-de-gamme pour mobiles ainsi que l’audio sans-fil", poursuit-il. L’objectif : surfer sur la vague vertigineuse de ces objets qui bouleversent le quotidien et capables de générer un chiffre d'affaires mondial de 400 millions d'euros dès 2015, selon une étude GfK.

L'utilisateur doit s'approprier son objet connecté

Avec plus d’une centaine de références et un positionnement en centre-ville, SmartOne compte peser dans un marché qui explose certes, mais encore mal compris par de nombreux consommateurs. Bien sûr, les best-sellers de la boutique sont des objets dont l’utilité est facile à démontrer : le bluetens, un électro stimulateur connecté destiné à améliorer son bien-être, l'Aurabox, une enceinte Bluetooth à notifications, le chipolo, un tracker d’objets pour ne plus les perdre ou encore la batterie de secours Mipow, connectée et dédiée à l'iPhone. Mais d’autres objets ont besoin de davantage d’explications. "Les utilisateurs sont prêts à s'équiper, encore faut-il leur démontrer l'intérêt de ces nouveaux produits qui pour certains créent de plus de nouveaux usages", insiste Cédric Pradel. Les ampoules connectées, outre l’importance de leur mise en scène, nécessitent un échange avec le client afin d'analyser son besoin pour lui proposer le modèle le plus adapté : "Pour répondre au besoin du client, je dois lui poser plusieurs questions : veut-il créer des ambiances lumineuses, diffuser de la musique dans une pièce ou dans plusieurs espaces simultanément, simuler une présence en cas d'absence ou interconnecter avec une solution domotique ?", interroge Cédric Pradel. L’accompagnement des clients se poursuit également après la vente pour une utilisation optimale et une compréhension de l’ensemble des fonctionnalités.

Ainsi, la boutique intègre un espace baptisé l’@TELIER. Dédié au test et à la démonstration, il permet aux clients de manipuler les appareils et ainsi se projeter quant à leur utilisation future. "Avant d'être un point de vente, Smart-One, est avant tout un endroit où chacun est accueilli, guidé et conseillé dans ses choix, explique son concepteur. Les objets connectés ont besoin d'être présentés, d'être racontés. Je ne crois pas à l'achat en linéaire de ce type d'équipement, mis à part pour les geeks". L'@telier présente également les gammes audio et les accessoires tendances liés aux smartphones et tablettes, autres cœurs de gamme de la boutique.

Le pari de la franchise

Avec une surface de vente de 50 m², le concept SmartOne a été conçu pour être présent en cœur de ville. Une véritable volonté de ses créateurs, persuadés que les objets connectés sont l'opportunité de ramener la technologie au cœur des villes. Pour Cédric Pradel, "le service et le conseil sont des qualités recherchées par nos clients qui apprécient notre approche et notamment d'avoir ramené de l'échange et de la convivialité de le domaine de la high-tech, qui en manque trop souvent". Une approche qui a des vertus commerciales : "Nous misons sur la qualité du contact avec le client plutôt que la quantité, ce qui permet d'augmenter par la même occasion le panier moyen, qui avoisine les 63 euros".

Un an après son lancement, le bilan est très positif : SmartOne affiche un chiffre d'affaires de 148 000 euros, en progression de 25% mensuel les 5 derniers mois. Et pour accélérer son développement, SmartOne mise sur la franchise. "J'ai modélisé le concept store SmartOne à Fontainebleau afin de proposer un modèle équilibré axé sur trois gammes de produits dont les objets connectés, précise Cédric Pradel. L'investissement nécessaire à l'ouverture d'un magasin est raisonnable ; c'était une volonté dès le départ de ce projet". Ses créateurs sont à la recherche de personnes dynamiques "qui aiment partager leur passion des nouvelles technologies et qui souhaitent devenir leur propre patron en travaillant dans espace à la fois high-tech et humain". Actuellement en cours de sélection et d'études d'implantation de plusieurs magasins prévus sur le premier trimestre 2016, ils souhaitent ouvrir deux à trois franchisés dès le début de l’année prochaine.

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