[En images] Auchan Les Hunaudières, le tout nouvel hypermarché de proximité développé par Schiever

|
, , , |

L’hypermarché Auchan Les Hunaudières, au Mans, vient d’ouvrir sur 5000 m2. Ce format est développé par Schiever, partenaire de longue date d’Auchan, dans une logique d’hypermarché de proximité, très axé sur le frais et l’alimentaire. Visite guidée.

Morgan Leclerc
Un petit hypermarché du quotidien

Avec 5000 m2 et 90 salariés, ainsi qu'une offre résolument tournée vers l'alimentaire, cet...

Une ouverture d’hypermarché Auchan est un moment devenu rare. Encore plus quand il s’agit d’un projet piloté par Schiever, partenaire d’Auchan, qui a inauguré le 27 mai ce format de 5000 m2 à Ruaudin / Les Hunaudières, au sud du Mans. Habituellement installé dans le quart nord-est de la France, Schiever s’est aventuré à 350 km de ses bases pour ce petit hyper qui n’entend pas révolutionner le modèle, mais se présente comme un "hypermarché de proximité", avec des efforts sur les produits locaux, une PLV responsable ou encore des allées très larges et une ambiance assez calme, économe en affichage et en ambiance sonore. "Cette surface correspond à la demande des clients aujourd’hui, après le gigantisme des décennies précédentes. Nous avons une vocation alimentaire, mais nous nous voulons également généralistes" a expliqué à LSA Luc de Legge, directeur du magasin.

Un petit hyper du quotidien

Ce 14ème hypermarché de Schiever correspond aux canons du modèle développé par ce groupe familial, puisque ce format jauge en moyenne 4500 à 5000 m2 chez ce partenaire, soit beaucoup moins que les géants développés par le groupe nordiste. Ce qui explique peut être que le projet, plutôt porté par Auchan au départ, a finalement été confié à Schiever. "Nous sommes très complémentaire à Auchan, qui sait gérer les grosses unités. L’objectif, à Ruaudin, est de faire de ce magasin un hypermarché du quotidien" ajoute le directeur. Quelques éléments de signalétique en damiers rappellent la proximité du circuit de course automobile du Mans, mais les vraies nouveautés sont à chercher dans l’organisation. L’entrée se fait ainsi sur les rayons hygiène, parfumerie, textile, bijouterie et fleurs. Le pôle alimentaire, qui a vocation a représenter 80 à 83% du chiffre d’affaires, s’articule autour des produits frais façon halles, avec un plafond surélevé à cet endroit pour laisser la place à de l’éclairage naturel via de grandes baies vitrées.

Avec la présence de spécialistes du non alimentaire dans les environs immédiats (l’hypermarché est implanté dans Maine Street, un ensemble commercial récent), des pans entiers du non alimentaire ne sont pas proposés. Qu’à cela ne tienne, ce magasin veut avant tout être un rendez vous pour les courses alimentaires, avec une signalétique à trois niveaux mise en place pour mettre en avant les produits locaux, des environs et de la région. "Actuellement les circuits courts représentent 50 fournisseurs et 500 références. Quand je suis sollicité par quelqu’un en local, je le reçois. Et le magasin doit être un centre de distribution pour lui" nous indique le directeur du magasin, qui espère continuer à faire progresser le nombre de produits des environs. Fidèle au fonctionnement de Schiever, le magasin a la main sur le local, qualificatif qui s’applique aux produits que l’on trouve dans un rayon de 50 à 100 kilomètres.

Réflexion sur un futur drive mutualisé avec les autres commerces de la galerie

Cet hypermarché Auchan reste avant tout un magasin Schiever, dans le choix du concept, des couleurs, du marketing, etc. Luc de Legge s’est d’ailleurs inspiré du concept des supermarchés Bi1, développés depuis 2014 par le groupe, pour définir ce projet. Rien d’étonnant pour le directeur, qui a été responsable régional durant une dizaine d’année d’un réseau de supermarchés de l’enseigne avant de prendre les commandes de cet hypermarché. L’un des parti-pris est aussi de lutter contre la surabondance de plastique. Une grande partie de la PLV et de l’habillage des rayons est ainsi traitée via des supports en carton, qui font parfaitement illusion (voir photos).

Le dernier né des magasins Auchan ne propose pas de fioritures ou de gadgets, mais mise sur les aspérités qui sont réclamées par les consommateurs : du frais, du local, de la simplicité. De quoi espérer peser dans un paysage concurrentiel déjà fourni (Auchan est déjà présent au nord de la ville, Carrefour compte un hypermarché, E.Leclerc compte deux unités, et Super U quadrille les environs). Et pour le digital, il faudra attendre septembre. Le drive n’est pas encore opérationnel, mais devrait l’être à la rentrée, avec une idée originale, à condition qu’elle soit bien exécutée. Le centre commercial Maine Street entend créer une marketplace digitale, pour proposer en ligne les produits des différents magasins de la galerie, ainsi que ceux du drive Auchan. Avec un point de retrait unique (et donc, on l’imagine, une mutualisation des commandes et des achats), ou de la livraison à domicile. Ce modèle du petit hyper marque des points, pour différentes raisons qui tiennent tant à la saturation commerciale, qu'a l'adéquation face à la demande des consommateurs. Carrefour, qui vient d'en ouvrir un de 6000 m2 à Aurillac, l'a également confié à un franchisé.

 

 

 

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter