Le parcours de Norauto pour ses futurs franchisés [En images]

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La chaîne de centres-autos Norauto mise sur la franchise pour densifier son réseau. L’embauche est ultrastratégique pour sélectionner ses collaborateurs qui feront florès, demain, avec l’enseigne. Immersion dans le processus de recrutement lors d’une journée découverte.

photos : Julie Delvallée
Dans l'atelier

Première étape de cette journée, les candidats sont en immersion dans les ateliers, ici à La...

Ce mardi 10 mai, le centre-auto de La Ville-aux-Dames, en Indre-et-Loire, s’est transformé, le temps d’une matinée, en centre de recrutement. Entre des pneus et des capots ouverts, quatorze candidats, dont deux couples, ont bénéficié de cette journée découverte spécifique à Norauto, qui en organise quatre par an. Sur place, la direction du recrutement est au complet. Un franchisé accompagne, en outre, les équipes afin de témoigner de sa réussite. Venu de Chinon (37), Christophe Duhayer – premier directeur de centre en succursale à passer le cap de la franchise – raconte en effet comment, en deux ans, il a repris un point de vente qui plafonnait à 500 000 € de chiffre d’affaires pour le faire passer à 1,2?million d’euros. Dès la présentation des locaux, les candidats sont mis dans le bain de ces magasins-ateliers : « L’espace consacré aux bureaux est tout petit, car ce n’est pas là où vous devrez passer votre temps. Il faut être au maximum auprès de vos équipes et de votre clientèle », assure D’jims André, responsable du développement Ouest.

Foire aux questions et ton direct

Côté public, les futurs franchisés adoptent très rapidement le ton direct et multiplient les questions : « Y a-t-il beaucoup de défaillances parmi les franchisés Norauto ? » « Jusqu’où l’enseigne nous épaule-t-elle dans notre projet ? » « Au bout de combien de temps un centre est-il rentable ? » Point par point, les équipes de Norauto répondent, d’abord de façon informelle, puis avec une présentation à l’appui pour décrire les étapes de recrutement et la stratégie de l’enseigne.

Si les équipes de la chaîne de centres-autos consacrent autant de temps à répondre à l’ensemble de ces intéressés, c’est parce que le recrutement est un point crucial en franchise : « Nous sommes très sélectifs, car nous savons que tout se joue au moment du recrutement. C’est un enjeu économique important pour le futur franchisé, et pour nous, car nous sommes son créancier », avance Fabrice Flamand, directeur développement et recrutement des franchisés au sein de l’enseigne.

La question du financement est, d’ailleurs, abordée dès cette journée de présentation. « Vous voulez faire du Norauto, il faut faire du chiffre », soutient D’jims André. Un apport minimal de 100 000 € est exigé pour les franchisés. Les équipes du recrutement demanderont, de façon individuelle, à travers des ateliers, les ressources des candidats. Dès cette première rencontre, un rendez-vous avec un courtier en assurances et un banquier est programmé. Enfin, durant le processus d’embauche, le futur franchisé passera une sorte de « grand oral » devant la direction de Norauto pour défendre financièrement son projet, afin d’optimiser ses chances de contracter un prêt à la banque.

Profils variés et sélection drastique

Parmi les potentielles recrues venues ce jour-là de toute la France, les profils s’avèrent variés. On trouve un militaire en reconversion, un ancien patron du retail, un couple de franchisés désireux de troquer l’alimentaire pour un centre-auto, un salarié d’un concessionnaire qui souhaite franchir le pas de monter son entreprise… et même un fournisseur de Norauto ! Pour Valentine Guyot, chargée du recrutement et du développement pour l’enseigne de Mobivia Groupe, rien d’étonnant à ce melting-pot de candidats, car aucune connaissance technique dans le secteur automobile n’est exigée. « Nous recherchons avant tout des hommes de terrain qui soient de bons commerçants, de bons managers et des gestionnaires ­compétents », égrène-t-elle.

Pour autant, la sélection sera drastique : environ 10% des candidats aujourd’hui présents poursuivront le processus d’embauche. « En moyenne, 3 % des premiers contacts vont jusqu’à l’ouverture d’un point de vente », assure Fabrice Flamand. Il s’agit, en effet, de la première étape d’un recrutement assez long, qui s’étalera au bas mot sur trois mois. Le temps nécessaire à l’enseigne pour s’assurer de la solidité du futur franchisé… et éviter la hantise des franchiseurs, les défaillances d’entreprise.

NORAUTO EN FRANCHISE

  • 110 : le nombre de centres-autos développés en franchise à date (sur les 370 du groupe)
  • 10 à 15 : le nombre d’ouvertures par an en franchise 5 à 10 centres changent de main en moyenne par an
  • 1 à 2% : le taux de défaillance
  • 1,9 à 3 % : la part du CA hors taxe reversée par les franchisés à Norauto

Source : entreprise

Les dix étapes du recrutement des franchisés

3 % des premiers contacts vont jusqu’à l’ouverture d’un point de vente. Les futurs franchisés devront réussir les étapes suivantes, étalées sur trois mois minimum, pour espérer ouvrir leur propre centre-auto

  1. Prise de contact
  2. Journée découverte au sein d’un centre Norauto et rencontres avec des franchisés
  3. Entretien de motivation, test de personnalité
  4. Stage de découverte de quatre jours dans un centre Norauto
  5. Comité de validation de la candidature
  6. Recherche d’un emplacement pour un centre
  7. Montage du dossier financier avec les équipes Norauto
  8. Comité de validation du projet, qui doit être entériné à l’unanimité
  9. Signature du contrat de franchise
  10. Formation de un à quatre mois

"Nous recherchons avant tout des hommes de terrain qui soient de bons commerçants, de bons managers et des gestionnaires compétents."

Valentine Guyot, chargée du recrutement et du développement chez Norauto

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