Leroy Merlin présente son premier Tech Shop [En images]

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Ce fab lab XXL, ouvert à tous les bidouilleurs en herbe, bricoleurs du dimanche, étudiants ou auto-entrepreneurs, arrive aux portes de Paris, à Ivry-sur-Seine le 2 novembre. Son nom : Tech Shop. Son papa : Leroy Merlin. L'enseigne de bricolage a noué un partenariat avec cette start-up américaine pour introduire le concept en France. Deux autres devraient suivre.

Les deux signatures

Dès l'entrée, la signature est commune. La signature de Leroy Merlin apparaît en dessous de...

Peindre son vélo en argenté ? Refaire le plateau de sa table basse ? Imprimer les toits de Paris sur ses rideaux ? Ou, plus prosaïquement, réparer les roulettes du chariot de son lave-vaisselle ? C’est possible dans le premier Tech Shop ouvert en France, au bord du périphérique parisien, à Ivry-sur-Seine. A quelques mètres, l’un des plus gros Leroy Merlin de France (15 000 m²). L’enseigne du groupe Adeo a noué un partenariat en décembre dernier pour une durée de dix ans avec cette start-up américaine. Appréciée par Barack Obama himself parce qu’elle aide à la relocalisation de l’industrie, Tech Shop exploite son savoir-faire sur huit sites aux Etats-Unis.

Tout le monde

Le premier Tech Shop hors des Etats-Unis ouvre donc le 2 novembre. Cet atelier XXL met à disposition des bricoleurs experts, bidouilleurs du dimanche, étudiants en design ou en architecture, auto-entrepreneurs, des machines semi-industrielles moyennant une formule d’abonnement.  Son montant varie en fonction de la durée, de 30 euros pour une semaine à 180 euros par an. Et comme une salle de gym, Tech Shop s’adresse à tous. « Nous visons tout le monde : start-upers, étudiants qui viennent prototyper, bricoleurs ou Madame Toutlemonde qui veut personnaliser la tête de lit de son enfant », explique Stéphane Calmes, à la tête du projet, qui a œuvré comme DRH de Leroy Merlin pendant dix ans. Sur les 800 000 bricoleurs (ou pas) qui poussent la porte d’un Leroy Merlin chaque année, 15% appartiennent au cercle restreint des « experts ». Ce qui fait déjà un nombre assez considérable.

150 machines

Machines à découper le métal, fraiseuses pour découper et créer des pièces, scies sur table, machines à imprimer des tissus, des papiers ou des bâches publicitaires, et bien sûr les incontournables imprimantes 3D : c’est un vrai parc à machines que propose Leroy Merlin, à deux pas de l’un de ses magasins. Lequel arbore une signalétique pour attirer le chaland. Celui-ci est également incité à y aller lorsqu’il fréquente un cours de bricolage par exemple. Le projet est porté de longues dates. « Cela fait six ans que nous réfléchissons aux espaces collaboratifs, précise Stéphane Calmes. Les tout premiers ont ouvert à Barcelone, Amsterdam et Toulouse. Cela peut avoir un impact sur le modèle du commerce traditionnel. Leroy Merlin ne peut pas s’économiser une réflexion ».

Formation

Sur place, une vingtaine de personnes, comme des designers ou ingénieurs, dispensent des formations (payantes) à ceux qui le demandent. « C’est un espace où on apprend ensemble », signale Stéphane Calmes. Deux seulement viennent de Tech Shop. La moitié des revenus de Tech Shop provient de ces formations payantes, l’autre moitié des abonnements.  Tous les investissements sont portés par Leroy Merlin, au total 2,2 millions d’euros, ce qui couvre le coût des machines et les travaux. Dans les tiroirs, deux autres projets : l’un à Lille autour d’un éco-système moins commercial, en partenariat avec l’Université de Lille ; l’autre n’est pas encore défini.

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