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Pierre Georget (GS1 France) : « Avec les étiquettes électroniques, le taux d’erreur d’étiquetage des prix produits chute de moitié »

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Pierre Georget
Pierre Georget© B.MARTINEZ

LSA - GS1 France s’était déjà intéressé aux erreurs d’étiquetage de prix, par le passé. Quels étaient les constats ?

Pierre Georget (GS1 France) - "Nous avions effectivement monté un groupe de travail sur le sujet en 2007, dans la foulée, déjà, d’une enquête de la DGCCRF sur les prix affichés en rayon et facturés en caisse. Nous avions mené notre propre étude, en partenariat avec SymphonyIRI, sur un large panel de 500 magasins et sur plus de 63 000 produits, au travers de leur EAN, c’est-à-dire grosso modo de leur code-barre. Le constat se rapprochait de celui de la DGCCRF. C’est-à-dire que, globalement, les erreurs se répartissaient à 50/50 en faveur du consommateur ou à son détriment. D’autre part, les chiffres tendent à montrer que la cause de ces erreurs d’étiquetage sont d’ordre vraiment « humaines » : les erreurs sont plus courantes sur les produits en promotions, fréquemment réétiquetés, que sur ceux du fonds de rayon. Enfin, plus le nombre de références produits est important, plus le risque d’erreur est élevé."

Comment doit-on interpréter cela ?

"Tout simplement par le fait que plus un produit fait l’objet de changement d’étiquetage, comme c’est le cas pour les produits en promotion, plus le risque d’erreur est élevé. Nous avions établi trois catégories dans notre étude : les produits de fonds de rayon, les produits mis en avant, et les produits en promotion. Pour le fonds de rayon, le taux d’erreur d’étiquetage prix était de l’ordre de 5,5%. Ce pourcentage monte un peu, à 7,6%, pour les produits mis en avant, davantage soumis au réétiquetage. Et nous avions relevé 11% de taux d’écart pour les produits en promotion."

Quelles sont les solutions technologiques pour lutter contre ces erreurs ?

"Les étiquettes électroniques de gondoles, dont la remise à jour est gérée de manière centralisée, sont une bonne réponse. Nous avions mesuré dans l’étude que le taux d’erreur tombait à 3,1% seulement, soit une baisse de moitié par rapport à l’étiquetage manuel. Pour être cohérent, ce système d’étiquetage doit aussi être relié et connecté aux caisses, avec un seul et même système d’information. Autre point à prendre en compte pour éviter les erreurs : la structuration de l’information sur les produits, comme la donnée prix. C’est pourquoi nous souhaitons promouvoir l’échange de fiches produits « électroniques » entre les industriels et les enseignes, par le biais de catalogues informatisés. En automatisant la saisie des informations, et donc en supprimant les saisies et resaisies manuelles chez l’industriel puis chez le distributeur, cela contribue à fluidifier et accélérer les échanges, mais aussi à abaisser le risque d’erreur."

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