Pierre Moscovici semble préparer sa sortie de Bercy

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Le ministre de l’Economie a indiqué qu’il pourrait devenir Commissaire européen, si le président de la République en décidait ainsi, vantant même à l’occasion son parcours européen. Tandis que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, considère qu’il y a trop de ministres à Bercy. Ambiance…

Pierre Moscovici pourrait devenir Commissaire européen
Pierre Moscovici pourrait devenir Commissaire européen

Le ministère de l’Economie est décidément sous les feux de la rampe d’un possible remaniement ministériel, dont le calendrier reste entre les mains du président de la République, mais qui pourrait avoir lieu en avril après les élections municipales, ou en mai-juin, après les élections européennes. Pierre Moscovici, sur Public Sénat, a semblé souhaiter évoluer vers la fonction de Commissaire européen, indiquant que "c’est le Président de la République qui choisit, mais les fonctions européennes sont tout à fait nobles et je suis un européen convaincu".

Un vrai parcours européen

Il a même dressé, sur la chaîne parlementaire, tout son parcours européen, comme une sorte de curriculum vitae de candidature. il a été ministre des Affaires européennes entre 1997 et 2002, vice-président du Parlement européen entre 2004 et 2007, il "connaît bien les administrations" et tous les leaders politiques européens, ce qui constituerait un avantage certain. Dans le même temps, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a indiqué sur BFM TV qu’il y avait 7 ministres à Bercy et que c’était sans doute trop, dans le cadre d’un gouvernement resserré tel qu’il lui paraîtrait nécessaire.

A coup sûr, il ne pensait pas au ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, qui fait le job et qui a la confiance du président de la République, et dont le poste est indéboulonnable. Peu de chances aussi que l’industrie, actuellement sous le vocable de Redressement productif, tenue par Arnaud Monteboug, n’ait pas de ministre. Il reste donc quatre ministères dans l’œil du cyclone: celui de l’économie sociale et solidaire et de la consommation, tenu par Benoît Hamon, lequel a achevé de passer sa loi sur la consommation et l’action de groupe. Il lui reste à défendre la loi sur l’ESS en cours d’examen… si on lui en laisse le temps.

Quatre ministères dans l'oeil du cyclone

Les autres ministères sont ceux du commerce et du tourisme, de Sylvia Pinel, du Commerce extérieur, tenu par l’ex-sénatrice Nicole Bricq, et enfin celui de Fleur Pellerin, pour les PME et l’économie numérique. Sylvia Pinel doit encore faire voter sa loi sur l’urbanisme commercial, qui viendra compléter intelligemment celle de Cécile Duflot sur l’urbanisme. Elle a plus de chances d’y parvenir dans les temps, même en cas de remaniement ministériel : son texte fait l’objet d’une procédure d’urgence, c’est-à-dire avec une seule lecture à l’Assemblée nationale – le texte y a déjà été adopté – et une seule lecture au Sénat, dans les semaines à venir.

Il faut toutefois rester prudents sur toutes les déclarations concernant un éventuel remaniement ministériel. Pierre Moscovici lui-même y invite, car il en a déjà été plusieurs fois question, notamment lors de couacs gouvernementaux, sans que finalement il ne se soit passé quoi que ce soit. Mais tout de même, on voit bien que les agendas ministériels sont actuellement très allégés…

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