Pillivuyt relancé par ses salariés

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En redressement judiciaire, le porcelainier berrichon est repris par ses cadres et ses salariés qui proposaient un meilleur projet d'entreprise.

Pillivuyt est de nouveau dans son assiette. A Mehun-sur-Yèvre (Cher), siège de l'entreprise créée en 1818, les 334 salariés respirent enfin après huit mois d'incertitude depuis la mise en place, le 29 mai 2001, d'une procédure de redressement judiciaire. L'administrateur a finalement retenu le projet d'entreprise proposé par un noyau central de cadres dirigeants composé de Christian Houël, Nicolas Delaby, Benoît Lockhart et Michel Raynaud, auquel s'est ralliée une soixantaine de salariés.

Grâce à un montage juridique avec effet de levier, les nouveaux propriétaires parviennent à conserver le contrôle de leur entreprise. Une société civile de participation des salariés (au capital de 305 KEUR) détient 51% d'une seconde société, « SAS de Contrôle Capital », montée avec un capital-risqueur régional, elle-même actionnaire majoritaire (54,80%) de la « SAS Nouvelle Pillivuyt Capital » (1,1 MEUR) créée avec quatre partenaires : le distributeur britannique de Pillivuyt depuis 1880, Chomette Londres, le distributeur danois Thuesen Jensen, les sociétés Detroyes Industrie et Codelcine.

Une nouvelle jeunesse

Pourtant, début décembre, rien n'était encore joué face à la candidature sérieuse d'un industriel local, Jean-Claude Kergoat, PDG des Emaux de Briare ou encore les propositions d'une partie des anciens actionnaires suisses. Ceux-là même qui ont conduit Pillivuyt à un défaut de paiement. Il faut dire que l'entreprise berrichonne reprise en 1988 par Laufen était devenue la « vache à lait » du groupe suisse aujourd'hui en déliquescence, entraînant de sérieux déséquilibres financiers.

La direction, conduite par Christian Houël, regarde aujourd'hui vers l'avenir. Fort d'une notoriété et d'un important vivier de clientèle de professionnels attachés à la marque, Pillivuyt compte se concentrer sur ses métiers de base : l'hôtellerie et le culinaire.

L'année 2002 sera marquée par une réduction budgetée de 20% du CA, due à l'arrêt de la sous-traitance et à la baisse du marché des arts de la table. Pillivuyt n'entrevoit un redémarrage qu'en 2003, sur un rythme de 5% l'an, pour récolter les fruits de son travail des derniers mois : ses produits sont entrés chez Metro et figurent au catalogue Chomette-Favor. Une nouvelle gamme culinaire et des produits innovants sont attendus en 2002 et 2003.
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Article extrait
du magazine N° 0384

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